La hausse des taux longs en zone euro devrait s’interrompre
Jean-Louis Mourier, coresponsable de la recherche économique & stratégie chez Aurel BGC
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Une extension du programme d’achat d’actifs de la Fed est-elle envisageable ?
Jean-Louis Mourier : Le compte-rendu de la dernière réunion du FOMC était clair : le programme d’achat d’actifs, et plus particulièrement d’obligations d’Etat, pourra être augmenté… si la situation se dégrade plus encore. Un tel événement est donc envisageable. Il n’est toutefois pas probable. D’abord parce que les signes d’amélioration des conditions économiques se multiplient. La récession n’est pas terminée, mais le pire de la dégradation est derrière nous. On aperçoit une lueur, loin, au bout du tunnel. Dans ce contexte, les banquiers centraux américains commencent à évoquer leur stratégie de sortie de crise. En outre, l’efficacité de ses programmes reste mitigée. Les achats d’obligations d’Etat, notamment, n’ont pas empêché la forte hausse des taux longs.
Quels facteurs peuvent influencer l’évolution des taux des emprunts d’Etat à dix ans en zone euro à un horizon de trois mois ?
A un horizon de trois mois, la hausse des taux à long terme devrait s’interrompre. D’abord parce qu’ils sont montés très rapidement. Ensuite parce que la pente record de la courbe des taux protège la partie longue tant que les perspectives de « normalisation » de la politique monétaire restent peu probable. Enfin, le marché obligataire a souffert ces derniers mois de la dissipation des scénarios économiques les plus noirs. Mais l’amélioration de la situation économique reste très modérée : le pire de la récession est passé, mais elle n’est pas pour autant terminée. Les taux longs baisseront avec la publication d’indicateurs économiques encore très mitigés.
Nvidia va fournir une garantie allant jusqu'à 105 milliards de dollars pour le plus grand centre de données d’IA de l'éditeur de ChatGPT, prévu dans l'Ohio.
Réduire Adam Smith à la seule main invisible revient à passer sous silence la richesse d'une œuvre qui fut d'abord celle d'un philosophe moral. Le Saint-Père de l’économie contemporaine recompterait-il ses doigts après avoir serré la main invisible d’aujourd’hui ? Le premier volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le hedge fund de Sir Christopher Hohn a investi 636 millions de dollars dans des prêts à des hôtels ultra-luxueux en Italie, pariant sur une poursuite de la hausse des prix des chambres alors que les touristes fortunés se pressent pour séjourner dans un groupe restreint d'établissements d’exception, rapporte le Financial Times.
General Atlantic envisage une nouvelle introduction en Bourse, près de trois ans après avoir déposé une première demande en ce sens, selon des informations obtenues par le Wall Street Journal.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
SERIE. A la demande de l'Opinion, le nouveau président des Jeunes agriculteurs se glisse dans la peau du locataire de l’Elysée et livre à ses concitoyens un plaidoyer pour la relance de l'agriculture nationale
SERIE D’ETE (2/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
En affectant l'agriculture, la productivité mais aussi l'investissement, le changement climatique risque d’agir comme un amplificateur des inégalités entre pays