La hausse des défauts pour les CDO laisse craindre le pire pour les banques
Des parties importantes de portefeuilles CDO sont en train d'être liquidées et risquent de peser davantage sur les comptes
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Château de cartes ou effet domino, ainsi a-t-on décrit la crise de crédit, avec les conséquences que l’on devine. L’avenir le dira mais les informations alarmantes continuent à tomber six mois après le début de la crise. Ainsi le montant des collateralized debt obligations (CDO) souffrant de défauts a très fortement augmenté, a annoncé lundi Morgan Stanley, ce qui fait craindre une aggravation des pertes pour les maisons de Wall Street et les rehausseurs de crédit.
Au total, 63 CDO se sont vu notifier une « possibilité de défaut », ce qui s’applique à 70 milliards de dollars de titres. Il y a un mois, 43 structures de ce type étaient concernées pour un total de 47 milliards de dollars.
Les sociétés de notation ont commencé à faire état des premiers défauts techniques fin 2007. Des CDO créés aussi récemment qu’en août ont reçu des avis de défaut. « Nous entendons de plus en plus que des parties importantes de portefeuilles CDO sont en train d'être liquidées », déclare Vishwanath Tirupattur, analyste CDO chez Morgan Stanley à New York. « Les liquidations ont une grande portée pour les détenteurs des tranches inférieures et pour la valeur de ces titres pour les détenteurs des tranches super seniors », ajoute-t-il.
Les CDO ont entraîné des milliards de dollars de dépréciations dans les comptes des banques alors que se détériorait le marché du crédit immobilier aux Etats-Unis. Les banques de Wall Street, les rehausseurs de crédit et les structured investment vehicles (SIV) sont les principaux détenteurs des tranches super seniors, les tranches les mieux notées.
Justement, cette semaine les grandes banques commerciales américaines vont dévoiler leurs comptes du quatrième trimestre. Déjà, fuites ou spéculations vont bon train. Attendu aujourd’hui sur ses résultats annuels, Citigroup pourrait annoncer entre 17.000 et 24.000 suppressions d’emplois, annonçait lundi CNBC. La banque pourrait aussi déprécier pour 24 milliards de dollars d’actifs, ajoute la chaîne de télévision. Autre problème : China Development Bank, qui devait selon les rumeurs investir deux milliards de dollars au capital du groupe, se heurterait à une opposition du gouvernement chinois. Quant à Merrill Lynch qui doit publier jeudi ses résultats, elle pourrait faire état de 15 milliards de dollars de pertes, indique le New York Time.
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L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
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