La hausse des capacités de construction aurait un effet limité sur l’offre
La proposition de Nicolas Sarkozy pourrait à la marge augmenter l’offre de logements et donc accompagner la baisse des prix attendue
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Augmenter de 30 % les droits à construire pour créer 40.000 logements par an jusqu’en mi-2015, cette proposition de Nicolas Sarkozy laisse pour le moment les professionnels et les économistes sceptiques. Théoriquement, la mesure permettrait de construire des immeubles plus grands sur le foncier disponible, d’augmenter la densité dans les zones déjà construites et donc de faire reculer les prix. Mais elle devrait se confronter à plusieurs obstacles, notamment si les conseils municipaux acceptent les projets qui pourraient provoquer le mécontentement du voisinage.
«Il est encore difficile, à ce stade, d'évaluer l’impact de la mesure sur l'évolution des prix», estime Laurent Quignon, économiste chez BNP Paribas. En effet, dans les zones les plus tendues, l’augmentation de la surface constructible résiduelle d’un immeuble se traduirait par une hausse de la valeur du foncier, que les vendeurs chercheraient à répercuter sur le prix de vente d’un lot de copropriété. «Par conséquent, cela ne contribuerait pas nécessairement à la baisse des prix souhaitée, ajoute l'économiste. Dans le cas d’une baisse sensible de la demande, les constructeurs seraient peu enclins à utiliser ce dispositif pour lancer de nouveaux projets».
Dans une étude publiée en début d’année, la recherche économique de Crédit Agricole s’attend à une demande de logement «en repli sans qu’il soit toutefois question d’un effondrement». En 2012, les ventes de logements reculeraient de 10% (dans le neuf comme dans l’ancien) et les prix de l’ancien connaîtraient une baisse de l’ordre de 5% en moyenne, anticipe dans cette étude Olivier Eluère, économiste chez Crédit Agricole.
La mesure proposée «libérerait un peu d’offre à la marge», estime Jean-Luc Buchalet, stratégiste chez PrimeView. Mais elle ne règlera pas le problème du logement car il ne vient pas uniquement du déséquilibre entre l’offre et la demande. «Nous observons un déficit d’offre en France sur les cinq dernières années, mais, sur longue période, il y a plutôt un excès d’offre, explique-t-il. La problématique porte davantage sur la solvabilité des ménages. Il faudrait donc surtout libérer les 40% de logements sociaux, actuellement habités par des ménages solvables, pour qu’ils soient occupés par la population qui ne l’est plus».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides