La Grèce réussit son programme d’échange de dette
La Grèce a annoncé ce matin que les créanciers privés ont finalement participé à hauteur de 83,5% à l'échange d’obligations souveraines grecques et que ce pourcentage passerait à 95,7% avec l’emploi des clauses d’action collective. Dans un communiqué publié à l’issue de la clôture de l’offre jeudi soir, le ministère des finances explique qu’un total de 172 milliards d’euros de titres a été présenté à l'échange, ce qui obligera les créanciers à assumer des pertes pouvant atteindre 74% de leurs avoirs obligataires. Les détenteurs privés d’obligations de droit grec ont souscrit à hauteur de 152 milliards sur les 177 milliards d’euros (85,8%) proposés à l’échange, alors que les détenteurs de titres de droit international ont souscrit à hauteur de 20 milliards.
Le ministère ajoute que la Grèce a informé ses partenaires internationaux qu’elle avait l’intention de mettre en œuvre les clauses d’action collective à l’adresse de tout détenteur d’obligations grecques relevant du droit grec n’ayant pas accepté l'échange. Le délai d’acceptation de l’offre d'échange pour les obligations gouvernées par le droit international et pour les obligations garanties par l’Etat émises par des sociétés publiques a, quant à lui, été prolongé jusqu’au 23 mars. Date après laquelle le ministre des finances, Evangelos Venizelos, alerte qu’il «n’y aura pas d’autre opportunité pour les créanciers détenant ces instruments de bénéficier du package de titres du FESF, des titres cofinancés et indexés sur la croissance qui forment une partie intégrante et importante de nos invitations».
Et Evangelos Venizelos d’ajouter dans le communiqué qu’«avec le soutien de notre secteur public et des créanciers privés, la Grèce va continuer à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour réaliser les ajustements et les réformes structurelles auxquels elle s’est engagée, et cela permettra à la Grèce de retrouver un rythme de croissance soutenable».
Parallèlement, l’Institut de la finance internationale (IIF), l’organisme qui a négocié cet échange au nom des créanciers privés de la Grèce, s’est félicité des résultats de la procédure d'échange de dette souveraine grecque. «Nous saluons les résultats de l'échange volontaire de dette de la Grèce, annoncés ce matin par les autorités grecques», ont déclaré les principaux négociateurs de l’IIF dans un communiqué. Et d’ajouter que «les résultats de l'échange de dette, et la réduction connexe et sans précédent du nominal de la dette grecque détenue par des créanciers privés, sera le catalyseur du soutien financier du secteur public au nouveau programme de réformes triennal de la Grèce».
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