La Grèce et les indicateurs économiques mettent l’euro sous pression
La monnaie unique enregistre une baisse de plus de 7 % par rapport au billet vert depuis la fin novembre
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Tân Le Quang
Depuis deux mois, la monnaie européenne perd du terrain. L’euro/dollar a atteint hier en journée 1,4029, soit un déclin de 7,3% depuis son pic de 1,5134 du 25 novembre. Alors que le différentiel de taux Etats-Unis/zone euro restera probablement figé tout le long du premier semestre 2010, les deux devises évoluent actuellement au gré des statistiques économiques.
Pour la Société Générale, «le dollar semble bénéficier principalement de l’absence de mauvaises nouvelles». De fait, la devise américaine ne manque pas de facteurs de soutien. Mardi, le département du Trésor a rapporté qu’en novembre, les actifs américains à long terme ont retrouvé les faveurs des investisseurs étrangers, qui en ont acquis pour 126,8 milliards de dollars. L’indice des indicateurs avancés en décembre publié hier par le Conference Board est ressorti en hausse de 1,1%, à un record de 106,4.
L’histoire est différente pour la monnaie unique. D’après UniCredit, «l’euro est clairement devenu une tragédie grecque à part entière et une prévision autoproductrice, avec n’importe quelle mauvaise nouvelle - actions américaines en baisse, politique monétaire chinoise plus stricte - devenant un prétexte de vente». Déjà pénalisé par les craintes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques et par une baisse du moral des analystes et investisseurs allemands en janvier (enquête ZEW), l’euro, hier, a été affecté par l’indice PMI du secteur des services en zone euro, qui est ressorti en hausse plus modérée que prévu en janvier. Le doute semble s'être épaissi sur la solidité de la reprise en zone euro. La volatilité hebdomadaire de l’euro/dollar est d’ailleurs passé cette semaine de 9,2% à 11,4%.
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