La gestion financière française tient tête grâce aux mandats
A l’heure des grandes manœuvres sur le front de la promotion de la gestion d’actifs française, passant par la transposition de la directive OPCVM 4, l’AFG (Association française de la gestion financière) a présenté un bilan chiffré nuancé du secteur à fin septembre dernier.
Si l’encours total sous gestion a progressé de 2,2% en 2010, à 2.670 milliards d’euros, force est de constater que celui des seuls OCPVM a cédé 2,1% (1.346 milliards) alors que celui des mandats progressait de 7% (1.324 milliards). Le marché retrouve ainsi son niveau de fin 2007 après la chute de 11% concédée l’année suivante.
L’AFG se félicite dans ce contexte de la poursuite tant de la «rationalisation des gammes», «porteuse d’économies d’échelle», que de la «dynamique de création de sociétés de gestion de portefeuilles». Quarante sociétés ont été créées en 2010 à fin septembre (pour dix fermetures environ), et une quinzaine de dossiers d’agrément seraient actuellement à l’étude.
L’association souligne en outre l’«amélioration relative du mix-produit», qui «devrait contribuer à la préservation de la rentabilité» du secteur. Cette dernière évolution tient avant tout à la décollecte de 63,2 milliards d’euros observée sur les OPCVM monétaires (14% de l’actif net moyen tout de même), la hausse de l’encours côté OPCVM actions (à 260,1 milliards) masquant en effet une décollecte de 3,8 milliards compensée par un effet marché positif de 8,4 milliards. Les OPCVM obligataires se distinguent en affichant une collecte nette positive de 20,7 milliards sur les neuf premiers mois de l’année, soit 10,9% de l’actif net moyen.
La France conserve ainsi son rang de principal marché de la gestion d’OPCVM en Europe, avec une part de marché de 20,7% à fin juin dernier. En termes de domiciliation des fonds, le panorama européen est bien différent. Selon les données de l’AFG et de l’association européenne de la gestion, l’Efama, la part de marché de l’Hexagone sous cet angle apparaît relativement stable sur dix ans, à un niveau voisin de 20%. Elle a pourtant cédé plus de 2 points en deux ans, à 18,5%. En parallèle, depuis l’an 2000 la part du Luxembourg n’a cessé de progresser, gagnant sur la décennie 7 points environ à 26,8%. Cette montée en puissance s’est avant tout opérée au détriment de marchés comme l’Allemagne et, surtout, l’Italie.
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