La gestion collective française reste soutenue par l’effet marché
A l’image du mois de janvier, la gestion collective française a été essentiellement portée par l’effet marché le mois passé. Les encours des OPCVM, hors fonds alternatifs, ont crû de 17,1 milliards d’euros à 761,7 milliards d’euros, soit une hausse de 5,7% depuis le début de l’année après un recul de 13,9% en 2011. Cette progression de 2,3% par rapport à janvier a été générée pour 12 milliards d’euros par l’évolution des marchés, la collecte n’ayant représenté que 5,1 milliards d’euros, selon les données mensuelles fournies par Europerformance-SIX Telekurs.
Les fonds monétaires ont été les principaux contributeurs de la collecte enregistrée par le secteur, avec un afflux net de capitaux de 7 milliards d’euros et un encours en croissance de 2,3% à 330,5 milliards d’euros. Alors que les fonds de trésorerie régulière ont apporté la majorité des capitaux avec une collecte de 5,6 milliards d’euros (hausse de 1,9% des encours à 313 milliards d’euros), les fonds monétaires dynamiques ont enregistré la plus forte progression (hausse de 11,3% des actifs à 13,5 milliards).
Si les fonds obligataires ont enregistré une collecte de 610 millions d’euros, les autres classes d’actifs risqués ont subi une décollecte en février. Celle des fonds actions s’est élevée à 1,3 milliard d’euros, les encours ayant toutefois progressé de 3,2% à 180,3 milliards d’euros grâce à la hausse des marchés boursiers. La décollecte sur les fonds diversifiés s’est établie à 620 millions d’euros, contre 540 millions d’euros pour celle sur les fonds garantie ou à formule.
Concernant les fonds alternatifs, dont les données sont fournies avec un mois de décalage: les encours ont reculé de 1,1% en janvier à 5,5 milliards d’euros, avec une décollecte de 110 millions d’euros.
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