La gestion américaine fait souffrir Axa
Si Axa affiche un chiffre d’affaires en hausse de 6,2% dans son activité de gestion d’actifs au 30 septembre, à 2,5 milliards, l’assureur le doit essentiellement à la progression de 6% du montant d’actifs moyens sous gestion au cours des neuf premiers mois, à 877 milliards d’euros. Mais cette progression un effet marché et un effet de change (sur neuf mois) particulièrement favorables, respectivement de 45 milliards et 29 milliards d’euros. Car il subit en même temps une décollecte nette de 41 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2009. Le marché nord-américain est encore une fois responsable de cette débâcle: AllianceBernstein accuse une décollecte équivalente à 23 milliards d’euros, tandis qu’Axa Rosenberg (intégré à Axa IM) affiche un recul de 26 milliards d’euros. Une décollecte à rapporter aux 70 milliards de dollars que gérait la filiale de gestion quantitative fin 2009, avant d’annoncer à ses clients une faille dans ses modèles de gestion.
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