La FSA fait un état des mesures pour se protéger du “risque du trader fou”
La FSA veut s’assurer que les leçons de la Société Générale ont été apprises. Le gendarme de la City se dit « rassuré » par les banques
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Baptiste Aboulian, à Londres
La Financial Services Authority (FSA) ne pouvait pas ignorer « l’accident du trader fou de la Société Générale ». L’autorité des marchés britannique vient de publier les conclusions d’une discussion « informelle » avec 50 banques de la Place de Londres. Selon la FSA, il est d’autant plus important de prévenir le risque de « pratiques inappropriées » que la volatilité actuelle des marches pourrait « rapidement mener à des pertes records ».
Le Gendarme de la City se dit globalement « rassuré » par la réaction des établissements bancaires. « Nous avons été encouragés par le fait que de nombreuses firmes à Londres avec des activités de trading importantes travaillent pour s’assurer elles-mêmes que leurs contrôles […] sont efficaces », déclare Sally Dewar, directrice des marchés de gros et institutionnels.
La FSA liste une série de pratiques que les banques doivent adopter, quand ce n’est pas déjà fait, pour éviter de tenter un nouveau Jérôme Kerviel. Ainsi, elle préconise deux semaines de vacances « d’affilée » pour les opérateurs du front office et l’adoption de « congés de bureau » (‘desk holidays’) où la tenue des comptes serait confiée a un collègue.
Dans un registre différent, la FSA conseille aux banques d’examiner le niveau de détail des mandats confiés aux traders. Elle demande également de s’assurer que cette feuille de route sert à la surveillance des activités de trading par le front office, mais également par les fonctions de contrôle qui lui sont indépendantes. La FSA pointe du doigt d’ailleurs l’importance de « personnes avec suffisamment de compréhension, de compétences et d’autorité pour braver efficacement le personnel du front office ».
Autre faiblesse possible, les procédures pour faire remonter les signes d’activité suspecte. Ces derniers peuvent en effet passer inaperçus entre les différents middle-offices qui administrent les positions d’un trader. La FSA rappelle aux banques de surveiller des « indicateurs opérationnels » au niveau individuel.
Par ailleurs, la FSA demande si les banques « comprennent les gros mouvements sur les comptes de résultat et d’où ils proviennent ». C’est « un contrôle clé pour comprendre le risque », dit l’autorité des marchés. Le gendarme invite la City à poursuivre la discussion afin de ne pas être surprise par un nouveau scandale. Londres gère toujours les retombées de la débâcle Northern Rock.
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