La France met la dernière main à la préparation du G20

A la tête du G20 depuis novembre dernier et pour un an, Paris s’organise pour faire avancer ses priorités
Jeremie MARAIS

Nicolas Sarkozy continue de consulter ses partenaires pour préparer les travaux du G20, dont il donnera le coup d’envoi le 24 janvier. Le président rencontre aujourd’hui son homologue américain Barack Obama à Washington pour aborder, entre autres, la réforme du système monétaire international. Paris en a fait l’une de ses priorités, avec la lutte contre la volatilité des prix des matières premières et la gouvernance mondiale.

Ces dernières semaines, le chef de l’Etat a également consulté les dirigeants allemands, russes, chinois et indiens, et ceux des grandes organisations internationales. Des groupes de travail sont en train d’être confiés aux pays membres, chaque groupe étant coprésidé par un pays développé et un pays émergent. Sur le plan intérieur,la Banque de France, leTrésor, le ministère des Finances etcelui de l’Agriculture sont également mobilisés. Le pilotage est assuré par Xavier Musca, le secrétaire général adjoint de l’Elysée.

Le G20 réuni à Séoul en novembre dernier a déjà fixé plusieurs axes de travail, notamment en matière de réduction des déséquilibres mondiaux à l’origine des tensions sur les changes. Les ministres des Finances doivent se mettre d’accord, avec l’aide technique du FMI, sur des indicateurspermttant d’apprécier ces déséquilibres, d’ici à la fin du premier semestre. Et une première évaluation par les pairs doit être menée cette année. D’autres sujets, définis à Séoul ou mis en avant par Paris, sont sur la table: clarifier le rôle du FMI dans la surveillance des mouvements de capitaux, améliorer ses instruments de crédit, diversifier les monnaies de réserve et s’interroger sur la place du yuan, développer les marchés de dette en monnaie locale, etc. Point d’orgue de la réflexion, la Chine doit accueillir une conférence sur le système monétaire international, peut-être en mars.

En ce qui concerne les matières premières, l’objectif est de promouvoir un meilleur dialogue entre producteurs et consommateurs et de renforcer la transparence des marchés. Sur les dérivés, la France souhaite que l’Europe s’inspire des règles en vigueur aux Etats-Unis, notamment des limites de position imposables aux acteurs de marché.

Pour l’instant, Paris ne se fixe pas d’objectif précis sur l’un ou l’autre des dossiers. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs prévenu, au début de la présidence française, qu’ils «ne pourront pas être achevés au terme d’une seule année».

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