La France et les Pays-Bas créent un groupe de travail sur Air France-KLM
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Antoine Landrot
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La France et les Pays-Bas jouent l’apaisement après le psychodrame provoqué par la montée surprise de l’Etat néerlandais à hauteur de 14% du capital d’Air France-KLM, faisant quasiment jeu égal avec les 14,3% de l’Etat français. Les ministres des Finances des deux pays, Bruno Le Maire et Wopke Hoekstra, qui se sont rencontrés pendant une heure et demie ce matin à Bercy, ont annoncé le lancement d’un groupe de travail conjoint, censé rendre d’ici fin juin des conclusions permettant de dissiper tout malentendu. Plusieurs sujets ont été identifiés, dont la structure du capital du groupe, la gouvernance, la composition du conseil d’administration et la vision des deux pays quant à la stratégie de long terme. Ce groupe est co-présidé par Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE), et Christiaan Rebergen, trésorier général du ministère des Finances néerlandais.
Les deux ministres ont également proclamé leur soutien au directeur général du groupe aérien Ben Smith et à sa stratégie, alors que l’initiative de La Haye pouvait être interprétée comme une défiance à l'égard de celui qui veut davantage intégrer Air France et KLM, une perspective que les Néerlandais appréhendent.
«Nous avons surtout voulu nous tourner vers l’avenir avec un seul objectif qui est un objectif partagé: faire du groupe Air France-KLM la compagnie aérienne la plus performante au monde», a notamment déclaré Bruno Le Maire, qui s’est abstenu de critiquer à nouveau l’opération boursière des Pays-Bas. «Je suis conscient que notre prise de participation n’est pas très orthodoxe mais elle part de bonnes intentions», a déclaré pour sa part Wopke Hoekstra sans entrer dans les détails. Mardi soir, il avait justifié l’opération par la volonté du gouvernement de La Haye de défendre les intérêts nationaux.
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