«La force du yen n’est pas si défavorable aux entreprises japonaises»
Jean-Luc Proutat et Raymond Van der Putten, économistes chez BNP Paribas
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
- L’Agefi : Pourquoi pariez-vous sur un euro/dollar à 1,27 à trois mois ?
- Jean-Luc Proutat : L’euro a rebondi face au dollar en capitalisant sur les progrès réalisés sur le front de la gestion de la crise : programme d’achats de titres de la BCE, union bancaire, lancement du Mécanisme européen de stabilité (MES). Comme à chaque fois que des décisions importantes sont prises par les chefs d’Etat et de gouvernement, le plus difficile est de les faire appliquer. Le risque est que les investisseurs qui ont acheté l’euro se lassent des tergiversations du gouvernement espagnol, ou du flou qui entoure encore les prérogatives du MES ou de la BCE quant à son futur rôle de superviseur unique européen. Nous l’intégrons dans notre scénario, tout en estimant que, en tendance, la monnaie unique n’a plus vocation à reculer face au dollar.
- Jusqu’à quel point la Banque du Japon (BoJ) peut-elle affaiblir le yen ?
- Raymond Van der Putten : La BoJ est sous pression pour soutenir la croissance. Elle devrait renforcer son programme d’achats d’actifs après la prochaine réunion du Comité monétaire, le 30 octobre, ce qui aurait pour conséquence normale d’affaiblir le yen. Mais l’effet à attendre est, d’après nous, limité. Le ministre des Finances pourrait décider d’interventions directes sur le marché des changes, plus efficaces. Mais, outre que ces dernières ne sont pas du goût des grands partenaires commerciaux, elles affaiblissent la portée des critiques que le Japon peut adresser au système de peg, qui relie certaines devises asiatiques au dollar. D’ailleurs, la force du yen n’est pas si défavorable. Les entreprises japonaises s’appuient dessus pour leurs opérations de fusions et d’acquisitions transfrontalières.
Après cette hausse, la première en trois ans et demi, l'autorité monétaire a prévenu que d'autres augmentations étaient au programme en raison de la forte croissance et d'une inflation élevée enregistrées par le pays. La réglementation sur les ETF à levier est par ailleurs durcie.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il vise une croissance interne et une marge d'exploitation supérieures à 5% d'ici la fin de la décennie.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus