La fin du déstockage stimule encore le PIB américain
Après les 5,6% de croissance du PIB au quatrième trimestre 2009, les économistes s’attendaient à mieux pour ce début d’année aux Etats-Unis. Le PIB américain a enregistré une hausse de 3,2%, en rythme annualisé, au premier trimestre, selon les premières estimations publiées vendredi. Le restockage a mécaniquement favorisé la croissance américaine, mais les économistes sont un peu déçus. Interrogés par Reuters, ils anticipaient en moyenne un chiffre de 3,4%. Wall Street a ouvert en très légère hausse après la publication, avant de virer dans le rouge.
Les stocks des entreprises ont augmenté de 31,1 milliards de dollars, leur première hausse depuis le premier trimestre 2008. «Nous continuons à observer un joli rebond de la production. Nous pensons que le deuxième trimestre sera tout aussi solide», commente Mark Vitner, économiste à Wells Fargo Securities. Les entreprises ont continué à investir dans les logiciels informatiques et les équipements, mais à un rythme moins soutenu que le trimestre précédent. Leurs dépenses d’investissement ont augmenté de 4,1%, contre une hausse de 5,3% au quatrième trimestre 2009. «Si elles investissent déjà dans l'équipement, cela témoigne d’une forte confiance dans les embauches à venir qui vont soutenir les dépenses de consommation. Si la croissance de l’emploi se poursuit, nous aurons une bonne année», explique Kurt Karl, directeur de recherche à Swiss Re.
L'économie américaine a créé 162.000 emplois en mars grâce au secteur privé qui a embauché à un rythme jamais observé depuis quasiment trois ans. Autre nouvelle encourageante, la consommation des ménages affiche sa plus forte hausse depuis le premier trimestre 2007 à 3,6%.
Plus d'articles du même thème
-
La facturation électronique entame son compte à rebours décisif
Seules 2 millions d’entreprises, assujetties ou non à la TVA, disposent déjà d’une plateforme agréée de réception de factures contre plus de 10 millions concernées à terme. Avant le couperet du 1er septembre, le temps presse, même si Bercy promet de la mansuétude dans l'appréciation des efforts des entreprises qui rateraient ce premier rendez-vous. -
Thyssenkrupp retrouve des niveaux boursiers inédits de huit ans
Porté par des ventes meilleures que prévu, l’aciériste profite surtout d'un accord imminent avec Bruxelles pour garantir une aide à son site sidérurgique vert de 3 milliards d'euros. -
Allfunds, Schroders et Russell Investments, la vie après le rachat
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement. -
La plateforme de financement participatif Tudigo est placée en redressement judiciaire
Une offre de reprise a été publiée par l’entité désignée comme administrateur. -
La volatilité des actions tombe à un plus bas cette année
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech. -
Valneva face à l'épreuve du second semestre après le revers de l'Ixchiq
Le fabricant de vaccins maintient ses prévisions commerciales mais sa rentabilité se dégrade. Un casse-tête qui nourrit les doutes sur le réel potentiel de croissance du vaccin contre le chikungunya.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
- La finance climatique franchit les 2.000 milliards de dollars
- Pimco et AllianzGI collectent 87 milliards d'euros au premier semestre 2026
- Le fonds souverain norvégien carbure à l'IA
- L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Azhar Hussain rejoint le bureau londonien d'Amundi
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion