La fin de la phase descendante des marchés actions approche
Vincent Treulet, stratégiste chez Natixis
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Le marché actions peut-il arrêter sa chute dans les mois à venir ?
Vincent Treulet : Nous jouons pour les six à neuf premiers mois de l’année un scénario en «V», avec des premiers mois marqués par une chute en raison de la poursuite de ventes contraintes (hedge funds, assureurs qui liquident ou couvrent leur exposition actions…) et d’un approfondissement de la récession. Nous pensons que la fin de la phase descendante approche, avec des ventes contraintes arrivant à leur terme et un marché anticipant un ralentissement de la dégradation économique. La conjonction de ces deux phénomènes devrait se mettre en place dans le courant du deuxième trimestre. Un signe encourageant est que les actions, comme à la fin de 2002 et au début de 2003, continuent de plonger «seules», alors que les autres actifs risqués n’ont pas ou à peine enfoncé les niveaux de novembre dernier (spreads de crédit), ou cherchent à se stabiliser depuis le début de l’année (pétrole…). Ceci suggère que la phase de baisse que nous connaissons depuis début 2009 repose plus sur des problèmes «techniques» de réallocation au détriment des actions que sur une hausse générale de l’aversion pour le risque.
Comment se positionne le marché européen par rapport aux Etats-Unis ?
La comparaison des deux marchés fait apparaître un écart de valorisation historiquement élevé en défaveur de l’Europe. Cependant, le marché européen reste en position de suiveur. Nous pensons qu’il ne parviendra pas à surperformer tant que l’aversion pour le risque sera élevée, et pour le moment nous pondérons les deux marchés en ligne avec leur poids respectif. Nous passerons sans doute à une préférence européenne pour jouer un rebond des actions.
L’annonce d’un doublement des liquidités pour les rachats de bons du Trésor américain, deux semaines seulement après la publication du programme de financement trimestriel, trahit une forme d’urgence face à un marché de taux qui risque le dérapage incontrôlé.
L’action Moderna bondit de plus de 110%, tandis que celle de Merck atteint un plus haut historique. Avec ces résultats positifs de phase 3, ce traitement pourrait être mis sur le marché dès 2027.
La maison mère d’Alphabet a émis 5,5 milliards de dollars australiens d’obligations kangourous lors de cette transaction inaugurale. Avec Amazon, elle est l’hyperscaler le plus actif hors de ses frontières avec près de 130 milliards de dollars émis depuis un an.
Le cours de Bourse du groupe chinois Unitree Robotics a bondi de 460% pour son premier jour de cotation à la Bourse de Shanghai, mercredi 19 août. Un moment historique pour le secteur de la robotique du pays, devenu un nouveau champ de bataille dans la rivalité technologique entre Pékin et Washington.
Les résidences étudiantes profitent de l'attention des investisseurs. Face aux besoins en logement des étudiants, loin d'être comblés, les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion peuvent se positionner sur ce segment avec un couple rendement/risque intéressant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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