La filiale de gestion de Rabobank suscite des convoitises

Selon la presse néerlandaise, l’établissement aurait reçu de nombreuses marques d’intérêt, dont un nombre important émanant hors d’Europe
Antoine Landrot

Robeco semble ne pas laisser indifférent. Depuis qu’en avril dernier son actionnaire, l’établissement néerlandais Rabobank, a admis étudier l’avenir de la filiale de gestion d’actifs, les offres auraient afflué. Selon Het Financieele Tagblad, plusieurs dizaines de prétendants se seraient manifestés. Parmi ceux-ci se trouveraient des fonds de capital-investissement situés en dehors de la zone euro, notamment les britanniques (largement internationalisés) CVC Capital Partners et Apax Partners, ainsi que le fonds américain Hellman & Friedman.

Les acquéreurs d’Europe continentale ne se bousculent pas sur des dossiers similaires. Philippe Mariani, le président de Dexia, avait souligné, dans un entretien aux Echos daté du 29 mai, l’absence de candidats européens dans l’appel d’offres sur Dexia Asset Management, la filiale de gestion d’actifs de la banque franco-belge. Le britannique Permira et l’américain Bain Capital, ainsi que la banque australienne Macquarie sont cités parmi les prétendants.

En dehors des repreneurs concurrents, les fonds fourbissent leurs armes et participent aux appels d’offres. A l’instar de Rabobank avec Robeco, les banques et les assureurs cèdent leurs actifs jugés non stratégiques. Le géant américain Carlyle lève un fonds d’au moins 1,1 milliard de dollars dédié exclusivement aux services financiers.

Par ailleurs, de nombreux prétendants des pays émergents (Brésil, Russie, pays du Golfe, Inde…) lorgnent les actifs européens dans le secteur de la finance. L’intérêt d’acteurs américains serait également légitime, tant le marché continental d’Europe leur reste encore relativement fermé.

Rabobank a par exemple déjà vendu sa participation majoritaire dans la banque privée suisse Sarasin pour 1,04 milliard de francs au brésilien Safra en novembre dernier, alors qu’un acquéreur indien était également en lice. Parmi les dossiers en suspens, les activités hors Europe et Asie de DWS, la filiale de Deutsche Bank, attendent toujours de trouver preneur.

Le quotidien économique néerlandais, qui avait révélé les projets de Rabobank, indiquait que ce dernier avait mandaté Deutsche Bank et JPMorgan pour étudier les différentes options possibles. Il précisait aussi que le groupe financier coopératif souhaitait retirer de la vente entre 1,5 et 2 milliards d’euros.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...