La Fed s’implique davantage dans le contrôle des risques sur le Talf
Sept mois après avoir créé le Talf, la banque centrale américaine vient de renforcer son contrôle des risques sur ce dispositif. Le Talf (Term Asset-backed Securities Loan Facility) permet à des investisseurs d’obtenir des lignes de crédit pour investir dans des titrisations, en échange du dépôt en garantie de titres adossés à des actifs (ABS). Avec ce programme, en place jusqu’au 31 mars, la Fed veut soutenir la consommation en finançant les acheteurs de titres adossés à des actifs tels que les crédits hypothécaires et automobiles, les cartes de crédit ou les prêts étudiants.
Lundi dernier, la Fed a annoncé deux nouvelles mesures visant à améliorer l’évaluation du risque sur les titres apportés en collatéral. D’abord, de nouvelles agences de notation pourraient assurer la notation des titres apportés en garantie. Pour l’heure, les notes fournies par DBRS, Fitch, Moody’s, Realpoint et Standard & Poor’s sont acceptées pour les titres adossés à des crédits hypothécaires (CMBS). Pour les titres adossés à d’autres actifs, Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s sont les agences reconnues par le Talf.
Les titres éligibles au dispositif doivent être notés «AAA» au moins par deux agences. La nouvelle règle vise à encourager la concurrence entre les agences et à offrir une protection appropriée aux contribuables américains contre le risque de crédit, a expliqué la Fed dans son communiqué.
Par ailleurs, la Fed de New York, qui pilote le dispositif, sera davantage impliquée dans le contrôle des risques. Elle réalise déjà des évaluations sur les CMBS apportés en garantie.
A partir de novembre, elle mènera aussi à bien des travaux similaires pour l’ensemble des ABS présentés au Talf. La banque centrale entend ainsi s’assurer que les titres apportés en garantie ont une structure simple et correspondent à ses critères en matière de qualité de crédit et de transparence. Les groupes souhaitant émettre de nouveaux ABS éligibles au Talf devront fournir toutes les informations nécessaires à la Fed au moins trois semaines avant le lancement de l’opération.
En septembre, les investisseurs ont demandé des financements à hauteur de 38 % du montant total des émissions éligibles au Talf, contre 40 % en moyenne depuis le début de l’année. Si le Talf a permis une reprise des émissions, l’amélioration des conditions de marché a fait perdre de son intérêt au dispositif.
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