La Fed reste incitée à agir après les chiffres de l’emploi américain
Les marchés boursiers ont accueilli dans l’euphorie les statistiques mensuelles sur l’emploi américain vendredi après-midi. L'économie américaine a créé 163.000 emplois en juillet, selon les données publiées par le département du Travail, alors que le consensus des économistes en attendait seulement 100.000, après 64.000 emplois créés en juin (80.000 en première estimation). Une performance ternie par la remontée du taux de chômage, passé de 8,2% à 8,3%.
A première vue, l’accélération des créations d’emploi plaide pour le maintien du statu quo à la Fed. Après avoir tenu un discours un peu plus pessimiste sur l’état de l’économie le 1er août au terme de sa réunion de politique monétaire, la banque centrale tiendra son prochain comité (FOMC) les 12 et 13 septembre, date à laquelle certains économistes attendent des annonces sur le lancement d’une troisième phase d’assouplissement quantitatif, le fameux QE3. «D’ici là, les membres du FOMC auront en main le rapport sur l’emploi pour le mois d’août. S’il confirmait le rebond de juillet, il pourrait conduire la Fed à attendre un peu plus longtemps avant de lancer un QE3», estime Alexandra Estiot, économiste chez BNP Paribas.
Mais pour Julien Thomas, économiste de Natixis, «malgré ces signes de stabilisation, le retournement du marché de l’emploi américain reste très lent, et les arguments en faveur d’un nouvel assouplissement monétaire à court terme demeurent forts.» Selon Rob Carnell, chez ING, «le sentiment général est qu’il faut faire quelque chose.» Ben Bernanke, le président de la Fed, en dira davantage lors de la conférence de Jackson Hole à la fin du mois.
{"title":"","image":"78596»,"legend":"Acc\u00e9l\u00e9ration des cr\u00e9ations d’emploi aux Etats-Unis, juillet 2012","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
Les prochains jours seront cruciaux pour la restructuration de Casino
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences. -
La coentreprise d'Amundi SBI Funds Management s'introduira en Bourse le 21 juillet
Après une première tentative avortée en 2021, la coentreprise de gestion d'actifs d'Amundi et de State Bank of India va ouvrir 10% de son capital via son introduction en Bourse. -
La faiblesse du yen ne se dément pas
En dépit des rumeurs d’une possible intervention sur les marchés de changes, la devise japonaise reste très faible en lien avec la politique monétaire du Japon et l'écart avec les taux américains. -
BPCE rachète à Arkéa l'agence immobilière en ligne Liberkeys et le développeur Izimmo
Ces deux acquisitions s'inscrivent dans la stratégie du groupe visant à devenir un intermédiaire incontournable dans l'immobilier. -
En quatre ans, HR Path fait l'objet d'un deuxième fonds de continuation chez deux actionnaires successifs
Menée par Ardian, la nouvelle transaction valorise le groupe de conseil RH à près d'un milliard de dollars. L'opération a attiré plus de 30 investisseurs internationaux, emmenés par Eurazeo.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- BlackRock remporte un mandat de 10 milliards d'euros
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Perpetual rejette une offre de rachat de 1,7 milliard de dollars d'EQT
- Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
Contenu de nos partenaires
-
Vie de coupleLe Pen-Bardella : le pari d'un ticket inédit
Pour son lancement de campagne, Marine Le Pen vante le « ticket gagnant » qu’elle forme avec Jordan Bardella pour 2027. Une configuration inédite – et dangereuse ? – sous la Ve République -
EntêtementQuoi qu'il en coûte, l'Iran veut garder la maîtrise du détroit d'Ormuz
Le régime iranien a encore visé des navires empruntant le passage stratégique, quitte à déclencher la fureur de Donald Trump -
Prise de risqueGabriel Attal et Edouard Philippe peuvent-ils survivre à la campagne imposée par Marine Le Pen ?
Une candidature avec un bracelet à la cheville ? La leader du RN a pris son risque et savoure ce qu'elle appelle une « renaissance ». Elle promet de libérer le pays. Autant de mots qui ont fait l'identité politique des macronistes. Mais ont-ils la capacité de réagir ?