«La Fed pourrait accélérer le rythme de réduction de ses achats d’actifs»
Olivier Raingeard, chef économiste de la Banque Neuflize OBC
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
- L’Agefi : La conférence de Janet Yellen a-t-elle modifié vos anticipations sur la politique monétaire américaine ?
- Olivier Raingeard : Le dernier comité de politique monétaire de la banque centrale américaine ne nous surprend pas vraiment. L’économie américaine s’améliore et devrait légèrement accélérer cette année grâce à la réduction de la contrainte budgétaire. Par ailleurs, le marché de l’emploi se renforce, le taux de chômage devrait poursuivre son déclin au cours des prochains mois. Enfin, les conditions financières sont bonnes, à l’instar des taux de financement des entreprises high yield qui sont sur des niveaux historiquement bas. Par conséquent, la Réserve fédérale va interrompre son programme d’achat d’actifs; elle pourrait même accélérer le rythme de réduction du programme d’assouplissement quantitatif en cours d’année. Du côté du taux directeur, nous tablons sur une première hausse au cours du premier semestre 2015
- Pourquoi estimez-vous que la BCE ne devrait pas baisser son taux de refinancement dans les six mois ?
- La Banque centrale européenne agira si les tensions sur les marchés monétaires s’accroissent ou si le risque de déflation augmente. Dans les deux cas, une baisse du taux directeur n’aurait que peu d’impact pour lutter contre ces deux risques. Nous tablons plutôt sur une action non-conventionnelle si les tensions sur les marchés monétaires s’accroissent. S’agissant du risque de déflation, compte tenu de l’amélioration de l’activité en zone euro, celui-ci diminue au moins à court terme. La BCE ne devrait donc rien faire de ce côté.
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects.
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques.
Après Apple, Microsoft, Nvidia et Alphabet, le groupe de commerce en ligne fondé par Jeff Bezos devient la 5e entreprise américaine de l'histoire à dépasser ce cap symbolique.
Le baril de brut a reculé lundi à son plus bas depuis mi-juillet après que le président américain a annulé une attaque importante sur l’Iran et annoncé de nouvelles négociations, démenties par Téhéran. Mais les pourparlers avec Oman avancent. Les marchés de taux et d’actions en ont profité.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps