La Fed n’envisage pas d’extension du programme d’assouplissement monétaire
Ben Bernanke s’est fait écho hier soir du ralentissement de l’activité, tout en indiquant que «la politique monétaire ne peut pas être la panacée»
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Patrick Aussannaire
Les investisseurs attendaient d’être rassurés par la Fed, mais Ben Bernanke est venu les mains vides: sans optimisme sur l’économie américaine et sans QE3. Lors d’un discours prononcé hier soir à Atlanta, le président de la Fed s’est fait l’écho du retour des craintes d’un trou d’air de l’activité, en reconnaissant que «la croissance de l'économie américaine semble plus faible qu’attendu cette année(…) à un niveau bien inférieur à son potentiel », avec «un ralentissement sur le marché de l’emploi ces dernières semaines». Natixis table désormais sur une croissance de 2,2% en 2011 et 2,1% en 2012, contre 2,5% et 2,4% initialement prévus. «La plupart des indicateurs économiques commencent à se détériorer en particulier l’emploi, mais également le secteur manufacturier et l’immobilier qui reste bien plus déprimé que prévu».
Ben Bernanke a indiqué que «dans ce contexte, la politique monétaire ne peut pas être la panacée», douchant les espoirs qui s’étaient récemment levés de voir la mise en place d’un QE3. D’ailleurs, Natixis estime que «un nouveau QE3 aurait peu d’impact sur l’activité économique sachant que la liquidité est déjà très abondante avec un bilan de la Fed de plus de 2.700 milliards de dollars». La société de gestion GaveKal évoquant la possibilité d’une intervention directe des autorités pour soutenir le marché immobilier comme alternative au QE3. Pour autant, aucun resserrement monétaire n’est prévu à court terme, les inquiétudes sur la croissance justifiant le maintien d’une politique monétaire accommodante.
Dans ce contexte, GaveKal estime qu’il «semble très improbable que l’administration Obama ne réagisse pas si les craintes sur l’économie américaine se matérialisaient». Lors d’une conférence de presse hier soir, le président américain a indiqué qu’il envisageait d’étendre certaines mesures fiscales si le ralentissement économique se poursuivait. Mais le président de la Fed de New-York, William Dudley, de rappeler à l’ordre budgétaire le gouvernement, accentuant la pression des républicains pour réduire les dépenses sociales. «Aucun sujet n’est plus important qu’un engagement crédible pour remettre la maison fiscale en bon ordre».
De quoi faire plonger le taux 2 ans à 0,4%, son plus faible niveau de l’année, et le taux 10 ans sous le seuil des 3% à 2,98%. Et repartir le dollar à la baisse contre euro à 1.46910 et sous la barre des 80 yens.
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