La douche froide offre des opportunités sur les marchés actions européens
La panique l’aura finalement emporté. Les marchés actions de la zone euro affichaient lundi une baisse de 35% depuis leur point haut de mi-février, de 30,6% depuis le 1er juillet et de 13,5% depuis le 1er septembre. Une telle lessive est tout simplement inédite dans l’histoire économique moderne de par sa violence et sa rapidité. Durant l’été, le politique a clairement repris le dessus sur l’économique … au point de transformer les annonces des gouvernants mondiaux, qu’ils soient américains ou européens, en catalyseur des hausses et baisses des marchés.
Pour autant, ce n’est pas la première fois de l’Histoire que les investisseurs doivent faire face à pareille situation de ralentissement économique lié à un excès d’endettement public: l’épisode de 1937-38 aux Etats-Unis présente des similitudes fortes avec l’environnement actuel. A l’époque, la première économie mondiale était tombée en récession suite à l’arrêt du soutien de l’économie par la sphère publique via le canal d’une politique budgétaire et monétaire restée ultra expansionniste entre 1933 et 1937. Les marchés actions avaient alors reflué de 54,5% en un peu plus d’un an… mais cette correction ne s’était pas faite en ligne droite. Le S&P 500 avait d’abord connu un premier accès de faiblesse ayant duré 3,5 mois avec une chute de 19% entre mars et juillet 1937, avant de rebondir de +14,1% durant 1,5 mois, lui permettant de retracer plus de 50% de la baisse initiale. La confirmation de l’entrée en récession avait alors porté l’estocade aux marchés actions, corrigeant alors de 38% en seulement 2 mois.
Ainsi, même si l’horizon reste obscurci pour les bourses européennes et américaines, qui devraient évoluer selon une trajectoire de tôle ondulée à l’image des bourses japonaises des années 90, l’ampleur de la baisse de cet été ouvre désormais de franches opportunités à court terme de retour sur les marchés actions européens. En effet, nos indicateurs d’opportunités affichent des niveaux historiques pour l’EuroStoxx 50: la probabilité pour que l’indice de la zone euro poursuive sa baisse est désormais quasiment nulle à court, moyen et long terme (cf. graphique). Dans cette phase de rebond, les secteurs qui surperformeront le plus seront ceux ayant été littéralement massacrés durant la correction, à savoir les cycliques et surtout les financières.
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