La directive OPCVM ne prévoira pas de passeport européen
Sa suppression était défendue par l’Irlande et le Luxembourg, qui ont su attirer nombre de gestions grâce à un régime favorable
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
La future directive OPCVM ne prévoira pas de passeport européen pour les sociétés de gestion de fonds si le projet de réforme est adopté dans son état actuel. Le passeport pour société de gestion devait permettre de gérer un fond depuis un autre pays que celui dans lequel il était enregistré. Le texte élaboré par la direction générale du marché intérieur à la fin de l’année dernière aurait été amputé de cette disposition essentielle lors de la consultation entre services de la Commission, selon plusieurs sources convergentes.
Actuellement, la directive OPCVM prévoit un passeport pour les fonds qui permet leur distribution sur l’ensemble du territoire. Mais les dispositions concernant la gestion transfrontalière sont indigentes. La Commission européenne elle-même avait fait de leur amélioration l’un des clous de sa réforme. «L’étude d’impact (…) estimait entre 381 et 762 millions d’euros par an les économies réalisables si chaque groupe de gestion d’actifs était autorisé à opérer depuis un seul lieu», peut-on lire dans un document de travail de 2007. Le changement opéré le mois dernier limiterait donc nettement la portée de la directive qui concerne également les fusions de fonds, l’amélioration du prospectus simplifié, la création d’un régime d’«asset pooling».
«Nous n’avons pas de commentaire à ce stade, sinon que la proposition sera adoptée dans les semaines à venir», a déclaré lundi un porte-parole de la Commission. Plusieurs députés, lobbyistes et diplomates qui suivent ce dossier confirment toutefois la suppression du passeport pour les sociétés de gestion. Selon nos informations, la proposition de directive figure sur l’agenda du collège du 30 avril.
La suppression du passeport était défendue ouvertement par le Luxembourg et, de façon moins évidente, par l’Irlande. Ces deux pays ont su attirer de nombreux gestionnaires de fonds grâce à un régime fiscal et de supervision particulièrement avantageux. L’année dernière, l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement avait refusé de s’associer à une position de l’Efama (European Fund and Asset Management Association) dont elle est membre, qui soutenait les projets initiaux de la Commission européenne. Les sources proches du dossier soupçonnent un actif lobbying de Dublin et Luxembourg. «Les services se sentent désavoués par leur commissaire», affirme une source proche du dossier.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon