« La dette bancaire française garde son attrait malgré le récent rally »
L’Agefi : La dette financière vous semble-t-elle attrayante à l’approche de la mise en place progressive des normes Bâle 3 ?
Dimitri Andraos : La Banque des réglements internationaux (BRI) a publié le 12 septembre dernier le document présentant les exigences de fonds propres auxquelles les banques devront se conformer à l’avenir.
Les marchés ont été rassurés par la levée de cette incertitude, ainsi que par le niveau de ratio réglementaire requis et la période de transition permise, moins restrictifs qu’attendus.
Les différents compartiments de la dette financière, et en particulier le segment de la dette subordonnée bancaire, ont vu leurs cours s’apprécier sensiblement dans les semaines qui ont suivi. Malgré ce rally, le secteur financier européen et notamment français demeure attrayant selon nous.
Cependant, on ne peut exclure que la crise de l’endettement de certains pays européens ne continue de perturber les marchés au cours des semaines à venir.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie d’investissement ?
Nous demeurons exposés de manière très sélective aux marchés de la dette financière de la zone euro. Nous surpondérons les grandes banques françaises, qui ont démontré leur capacité à gérer la crise financière, voire à en tirer parti.
En revanche, nous sommes prudents s’agissant d’institutions financières établies dans des pays souffrant d’une défiance des marchés quant à leur capacité à honorer les échéances de leur dette souveraine, ou même d’un grand pays comme l’Allemagne dont le secteur bancaire reste fragile.
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