« La dette bancaire française garde son attrait malgré le récent rally »
L’Agefi : La dette financière vous semble-t-elle attrayante à l’approche de la mise en place progressive des normes Bâle 3 ?
Dimitri Andraos : La Banque des réglements internationaux (BRI) a publié le 12 septembre dernier le document présentant les exigences de fonds propres auxquelles les banques devront se conformer à l’avenir.
Les marchés ont été rassurés par la levée de cette incertitude, ainsi que par le niveau de ratio réglementaire requis et la période de transition permise, moins restrictifs qu’attendus.
Les différents compartiments de la dette financière, et en particulier le segment de la dette subordonnée bancaire, ont vu leurs cours s’apprécier sensiblement dans les semaines qui ont suivi. Malgré ce rally, le secteur financier européen et notamment français demeure attrayant selon nous.
Cependant, on ne peut exclure que la crise de l’endettement de certains pays européens ne continue de perturber les marchés au cours des semaines à venir.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie d’investissement ?
Nous demeurons exposés de manière très sélective aux marchés de la dette financière de la zone euro. Nous surpondérons les grandes banques françaises, qui ont démontré leur capacité à gérer la crise financière, voire à en tirer parti.
En revanche, nous sommes prudents s’agissant d’institutions financières établies dans des pays souffrant d’une défiance des marchés quant à leur capacité à honorer les échéances de leur dette souveraine, ou même d’un grand pays comme l’Allemagne dont le secteur bancaire reste fragile.
Plus d'articles du même thème
-
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages. -
Roquette émet une obligation hybride de 600 millions d'euros
Les produits nets de l'émission des obligations seront utilisés pour des besoins courants d’entreprise. -
EXCLUSIFWemo Reim change la structure de frais de sa SCPI Wemo One
Quelques semaines après avoir revalorisé son prix de part, la société a fait voter deux résolutions majeures à une large majorité lors de l'assemblée générale vendredi 17 avril. -
Partners Group lève 9 milliards de dollars dans le secondaire
Composée d’un fonds fermé et de mandats, l'enveloppe collectée par la société helvétique s’inscrit dans la dynamique d’un segment devenu stratégique pour la liquidité des investisseurs. -
Les stratégistes reviennent sur la tech américaine et les taux courts européens
Alors que la réouverture du détroit d’Ormuz renforce l’optimisme sur un accord entre les Etats-Unis et l’Iran, stratégistes de banques et gérants avaient déjà commencé à bouger leurs pions vers les actions américaines et les obligations en Europe.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat