La destruction d’emplois toujours plus forte aux Etats-Unis
Le taux de chômage est passé de 7,6 % à 8,1 % de janvier à février. Les emplois détruits ont, eux, cassé la barre des 600.000
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Tân Le Quang
Les mois se suivent et se ressemblent sur le marché du travail américain dévasté par la récession outre-Atlantique. Vendredi, le taux de chômage en février a été publié en hausse de 0,5 points à 8,1 %. Un plus haut depuis 1983 qui est aussi l’objectif que s’était fixé Barack Obama pour la mi-2009. Les emplois détruits, eux, ont cassé la barre des 600.000 pour s’élever à 651.000, contre 648.000 attendu.
La volatilité des statistiques a alourdi ce bilan déjà catastrophique. Les destructions de postes de janvier et décembre ont été révisées respectivement de 598.000 à 655.000 et de 577.000 à 681.000. En février, les services ont été le secteur d’activité ayant enregistré la plus forte baisse d’effectifs (375.000 emplois perdus), les services aux entreprises et les activités de commerce de transport étant les plus affectés. « Des replis aussi marqués n’avaient pas été observés depuis la fin des années 1940, précise BNP Paribas, le rapport emploi de février souligne ainsi la forte détérioration du marché du travail depuis novembre : plus de la moitié des 4,384 millions d’emplois supprimés depuis janvier 2008 l’ont en effet été au cours des quatre derniers mois (-2,584 millions). »
Aux yeux de la banque, les effectifs ne devraient pas se redresser d’ici à fin 2010 même si les baisses sont appelées à se modérer. Alors que le plan de relance économique outre-Atlantique de 787 milliards de dollars cherche à créer ou préserver 3,5 millions d’emplois, la détérioration plus marquée qu’attendu du marché de l’emploi américain appelle à de nouvelles mesures gouvernementales.
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