La demande pour l’opération de refi à un an pourrait atteindre 80 à 100 milliards d’euros
Eric Vergnaud, responsable économies OCDE chez BNP Paribas
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : La prochaine opération de refi à un an de la BCE suscitera-t-elle autant de demande que celle de juin ?
Eric Vergnaud : Compte tenu des niveaux de liquidités pour les prochains mois, une demande entre 80 et 100 milliards d’euros devrait être suffisante pour satisfaire des besoins proches de 600 milliards sur la même période. Cette demande, très inférieure à celle servie en juin dernier (442 milliards), doit aussi être jugée au regard des taux de marché. L’Euribor à un an, supérieur à 1,55 % en juin est revenu à 1,25 %, et l’Eonia à un an a suivi une trajectoire similaire. Les établissements devraient donc être moins incités qu’en juin à demander des montants importants. Toutefois, l’incertitude sur le taux qui sera retenu en décembre par la BCE pour la dernière opération à un an pourrait avoir une incidence inverse.
Quels sont les enseignements de la dernière réunion de la Fed ?
Le FOMC, tout en reconnaissant implicitement la fin de la récession, estime que la reprise sera fragile, justifiant des Fed funds exceptionnellement bas durant « une période prolongée ». Les rachats de MBS et de titres d’agences n’ont pas été étendus, mais, au moins pour les premiers, seront réalisés en totalité. Leur date de clôture a été repoussée de trois mois, à mars 2010, ce qui, avec le ralentissement du rythme des achats, favorisera une transition harmonieuse sur les marchés. La Fed garde la possibilité de durcir les conditions monétaires au cours de 2010, sans relever ses taux directeurs, par l’arrêt progressif des facilités de financement et des rachats d’actifs, et la réduction graduelle des liquidités excédentaires.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances