La dégradation des fondamentaux de l’immobilier commercial pèse sur les CMBS
Le taux de défaut des prêts logés dans les titrisations d’immobilier commercial pourrait dépasser les 7 % d’ici fin 2009, selon la société d’analyse Reis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
L’état de santé du marché de l’immobilier commercial n’en finit pas de se détériorer sous l’effet de la crise financière et économique. Outre-Atlantique, le taux d’impayés de plus de 90 jours sur les prêts commerciaux est ressorti à 2,88 % au deuxième trimestre, contre 1,18 % un an plutôt, selon Real Estate Econometrics. Sur la période janvier-mars 2009, il était de 2,25 %. Selon la société d’étude sectorielle, les défauts pourraient bondir à 4,1 % à la fin de l’année. Une estimation qui inquiète puisqu’elle s’approche des 4,6 % enregistrés lors de la crise des Savings & Loans de 1992 qui avait été solutionnée par la création de Resolution Trust, véhicule destiné à liquider les prêts non performants et immobiliers d'établissements insolvables.
L’immobilier commercial américain risque d’entraîner dans sa chute le compartiment des titres adossés à des prêts hypothécaires commerciaux (CMBS) qui pèse 700 milliards de dollars. De fait, la société d’analyse Reis table sur un taux de défaut des prêts logés dans les portefeuilles d’actifs des titrisations dépassant les 7 % d’ici fin 2009.
En Europe, sur la période avril-juin, Moody’s a rapporté un taux d’arriérés de moins de 90 jours de 2,9 %, contre 1,3 % au trimestre précédent. Le nombre de prêts ayant subi un défaut est ressorti à 35 au deuxième trimestre, contre 17 au dernier trimestre 2008. Côté notations, la situation ne fait qu’empirer pour les CMBS. Au deuxième trimestre, Moody’s a passé en revue, avec possible dégradation, un total de 139 tranches incluses dans 53 titrisations réalisées en zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). A la fin de la période, l’agence a abaissé 87 tranches au sein de 27 transactions. Alors que la plupart des transactions concernées sont d’origine britannique, certaines tranches ont été même rétrogradées de... treize crans !
De plus, de multiples événements et facteurs, de natures fondamentale et technique, sont venus fragiliser le marché européen des CMBS. La chute drastique des prix des propriétés et le bond des taux de vacance lié aux défauts des occupants exercent actuellement une pression à la baisse des loyers. La situation actuelle, aux yeux de SG CIB, est celle « d’une période d’intense stress pour les cash-flows des actifs sous-jacents qui sont destinés à rembourser les titres de CMBS ».
Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Les économistes de l’institution monétaire ont décrit les mécanismes qui mènent les innovations de rupture à des corrections de marché. L’euphorie autour de l’IA n’y échappera pas, avec des conséquences pour l’économie européenne.
Au-delà de la sanction éventuelle de la Cnil, les contribuables concernés pourraient demander réparation à la DGFiP, en s’appuyant notamment sur la jurisprudence européenne relative au préjudice d’anxiété.
Le chiffre d'affaires d'Anthropic a été multiplié par 14 au deuxième trimestre par rapport à la même période l'an dernier, a-t-il indiqué à ses investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Porté par une clientèle internationale et des carnets de commandes bien remplis, le district conjugue industrie, artisanat et innovation, malgré le défi croissant de la décarbonisation. Voyage entre les chantiers de Viareggio
Selon le média spécialisé French Breaches, un hacker surnommé ZeroBytes serait à l'origine du piratage de la plateforme des impôts. Il aurait mis en vente les données de milliers de Français
Face à la colère des habitants de Gironde, le Premier ministre a dû débourser 100 millions d’euros pour relancer l’économie locale et aider les sinistrés