« La déflation qui se renforce au Japon fait du yen une devise naturelle pour les carry trades »
Alexandre Bourgeois, chef économiste adjoint chez Natixis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
L’Agefi : Le dollar dispose-t-il de facteurs de soutien à moyen terme ?
Alexandre Bourgeois : Dans un premier temps, il semble bien que l’emploi américain va garder un rôle important dans les évolutions de l’euro/dollar. Ainsi, comme l’ont montré les publications des chiffres de novembre (très positifs : 4.000 emplois créés) et de décembre (décevants : -85.000), toute mauvaise nouvelle en provenance d’un indicateur important de la conjoncture américaine devrait se traduire par une baisse du dollar et une hausse de l’euro. Et en cas de bonne nouvelle, cette logique s’inverse. Selon nous, le soutien de la politique économique devrait permettre une poursuite du redémarrage actuel sur la première partie de l’année, renforçant ainsi le dollar dans un premier temps. Parallèlement, les craintes concernant la stabilité de la zone euro (problème grec en particulier) vont peser sur la monnaie unique. Nous tablons ainsi à six mois sur un euro/dollar aux environs de 1,40. Dans un deuxième temps, le recul de la consommation des ménages que nous prévoyons outre-Atlantique devrait conduire la Fed à tenir un discours plus prudent, repoussant ainsi à plus tard un durcissement monétaire et pesant donc sur la monnaie américaine (cible à un an à 1,48).
Le yen peut-il de nouveau être la cible du carry trade ?
Avec une déflation qui se renforce, les taux d’intérêt japonais ne vont pas se redresser avant longtemps, faisant ainsi du yen une «devise naturelle» pour les carry trades. Tout dépendra toutefois de l’évolution de la volatilité. Dans tous les cas, la faiblesse persistante de l’économie nippone et la nomination d’un nouveau ministre des Finances plus «interventionniste» nous poussent à tabler sur une normalisation progressive du yen (cible 97 à un an).
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 38 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place
A bord de son mégayacht, le milliardaire et ambassadeur des Etats-Unis à Rome Tilman Fertitta s'est lancé cet été dans une tournée de 13 régions en longeant les côtes italiennes. Une excentricité qui coûte cher à l'Italie et provoque des manifestations