La défiance vis-à-vis de l’euro nourrit la tension sur le Libor en dollar
Le taux interbancaire a été publié hier à 0,46 %, contre 0,445 % vendredi. L'écart Libor - taux au jour le jour atteint 24,5 pb, un record depuis août
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Tân Le Quang
Engendrée par les inquiétudes liées aux politiques d’austérité et à la croissance en Europe, la violente chute de l’euro rend plus difficile l’accès des banques européennes au financement en dollar. Tandis que le swap de base pour échanger un financement en euro contre dollar a atteint lundi un record depuis février 2009 de 58,75 points de base - contre 40 pb début mai - les tensions sur le marché interbancaire en dollar se sont intensifiées en dépit de la récente réouverture par la Fed de ses lignes de swaps de change avec les banques centrales européennes.
Entre décembre et mars 2010, le libor, en dollar, était resté stable autour de 0,25 %. Mais suite à la crise grecque et à l’émergence du risque de contagion à l’ensemble de l’Europe, le taux interbancaire a été publié hier à 0,46 %, par rapport à 0,445 % vendredi. Il s’agit d’un pic depuis le 7 août dernier. Le taux à trois mois témoigne de la rapidité de la détérioration du financement disponible en billet vert alors que Citi remarque que le coût du financement en dollar via les banques centrales demeure trop élevé (actuellement à taux JJ + 100 pb).
Reflétant la volonté des banques de se prêter à 3 mois par rapport à une position quotidienne qui serait renouvelée chaque jour, le spread Libor-OIS (écart de taux entre contrats à terme 3 mois Libor et taux au jour le jour) est ressorti hier à 24,5 pb, contre 6 pb à la mi-mars. Un plus haut depuis le 17 août. Barclays Capital estime qu’il y a encore du potentiel à un écartement des spreads Libor-OIS vers des niveaux de 40-50 pb. Cependant, la situation n’est pas comparable à celle qui prévalait au pire de la crise de liquidité. En octobre 2008, ce spread avait touché un pic de 364 pb!
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides