La décollecte des OPCVM monétaires s’est confirmée au mois d’octobre
Europerformance relève que l’évolution des marchés a eu un impact négatif de 6,12 milliards d’euros sur la catégorie des fonds actions
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Benoît Menou
L’encours du marché français des OPCVM a, selon Europerformance, cédé 11,78 milliards d’euros le mois dernier (à 851,52 milliards d’euros, hors fonds alternatifs). Sous le coup tant d’une collecte négative (4,11 milliards) que d’effets marchés néfastes (7,67 milliards).
Après avoir subi des retraits pour quelque 22,35 milliards d’euros au mois de septembre, soutenus certes par des mouvements comptables de la part des gérants en fin de trimestre, le compartiment des fonds monétaires a enregistré une nouvelle déconvenue, avec des sorties s’élevant à 5,98 milliards (7,05 milliards en trésorerie régulière). L’effet valorisation a limité à 4,55 milliards d’euros le recul de l’encours de la catégorie, à 426,32 milliards à fin octobre, soit la moitié du marché.
Cette défiance à l’égard du monétaire, dans un contexte de taux très bas, n’a bénéficié qu’en partie aux autres catégories. Les fonds actions, obligataires et diversifiés ont en effet affiché une collecte positive cumulée de 3,03 milliards d’euros. Cela en dépit d’une décollecte de 460 millions sur les fonds diversifiés dédiés à la zone euro. Il est vrai que la nervosité des marchés a pu inspirer la prudence. Leur évolution seule a amputé la catégorie des fonds diversifiés de 1,84 milliard d’euros, et, surtout, celle des fonds actions de 6,12 milliards. Dont deux milliards sur chacun des segments actions françaises et zone euro.
Quant aux fonds alternatifs, pour lesquels les données sont disponibles avec un mois de décalage, ils ont subi une faible décollecte de 5 millions d’euros en septembre, leur encours progressant sur un mois de 3,4% (8,91 milliards d’euros). Cet encours reste toutefois en repli marqué de 25,1% depuis le début de l’année.
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