La décision sur la cinquième tranche d’aide à la Grèce sera prise le 3 juillet
Il faudra attendre la fin de la semaine prochaine pour avoir confirmation que le FMI et les membres de la zone euro verseront bien à Athènes la nouvelle tranche (12 milliards d’euros) du plan d’aide négocié l’an dernier. «La décision formelle peut être prise début juillet, une fois que le parlement grec aura approuvé la stratégie fiscale de moyen terme et le programme de privatisation», a indiqué Olli Rehn au terme d’une réunion fleuve de l’Eurogroupe. Le Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires a également annoncé une nouvelle mission de la troïka à Athènes mercredi et jeudi, dont la «mission» sera de «vérifier que la Grèce applique le mémorandum modifié».
Suite au remaniement ministériel qui vient d’avoir lieu, «les Grecs ont légèrement modifié le paquet de mesures (prévues) pour se replacer sur la bonne trajectoire budgétaire», a indiqué hier à l’Agefi une source proche des négociations. Et cette source de préciser que «la troïka prolonge sa mission pour vérifier que le compte y est».
Le second plan d’aides à la Grèce, qui devrait être d’une ampleur comparable au premier, sera également abordé le 3 juillet. Alors que l’actuel plan de soutien de 110 milliards d’euros repose sur des prêts bilatéraux, le suivant pourrait s’appuyer sur la Facilité de stabilité financière, actuellement impliquée dans les programmes irlandais et portugais.
La réforme de l’EFSF visant à porter sa capacité effective de prêts de 250 à 440 milliards d’euros a d’ailleurs été approuvée lundi matin par les ministres. Elle passe par une augmentation des garanties à 780 milliards d’euros et des surgaranties données par chaque pays de 120 à 165%, ce qui crée de fait une responsabilité conjointe plus importante, quoique limitée, des garants.
Un accord est également intervenu sur le Mécanisme de stabilité financière (ESM) qui succèdera le 1er juillet 2013 à l’EFSF. Son capital sera de 700 milliards, dont 80 libérés. Enfin la séniorité des prêts de l’ESM est confirmée mais une exception est faite pour «les pays déjà sous programme», afin, précise une source proche des discussions, «que les investisseurs sachent à quoi s’en tenir».
L’EFSF 2 doit à présent être approuvé par les parlements et l’ESM, institution internationale, créé sous la forme d’un traité entre membres de l’eurozone ratifiée par ces derniers.
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