«La crise en zone euro va limiter le potentiel de revalorisation du marché américain»
Yves Maillot, directeur des investissements et de la gestion actions chez Robeco Gestions
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Bruno de Roulhac
L’Agefi :Qu’attendez-vous des actions européennes au premier semestre ?
Yves Maillot : Au centre des préoccupations, figure évidemment le mode de résolution et de gestion du problème des dettes souveraines en zone euro, avec ses effets sur la croissance. La probabilité de défaut d’un des Etats les plus fragiles n’est pas à exclure, tout comme un éclatement de la zone, malgré les volontés politiques affichées pour défendre l’euro. Mais une sortie par le haut est aussi heureusement envisageable, à savoir un chemin vers la «fédéralisation» des gestions budgétaires. En fonction de ces différents scénarios, les actions vont évoluer en dents de scie, avec un nouveau risque baissier tant que le «stress» sur un Etat comme l’Italie ou que le gel du marché interbancaire perdurera. Mais sur des bases de valorisations plus attractives, les chances de rebond seront importantes. Le schéma le plus probable me semble finalement neutre mais avec une reprise des mouvements de volatilité.
Pourquoi anticipez-vous un statu quo de la Bourse américaine en 2012?
En 2011, bénéficiant d’un statut de refuge et d’une croissance plus soutenue qu’en Europe, les actions américaines auront connu un parcours satisfaisant, car leur stabilité aura permis de largement battre toutes les autres Bourses. En 2012, la crise en zone euro va alimenter une poursuite de la hausse du dollar et limiter le potentiel de revalorisation du marché américain. Avec des multiples de 3 à 4 points supérieurs à ceux des sociétés européennes, la capacité de la Bourse américaine à mieux performer se réduit, surtout avec un dollar fort.
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