La crise en Ukraine fait dévisser les actifs à risque
L’escalade politique et militaire en Ukraine, où la Crimée est passée sous le contrôle de la Russie, fait reculer lundi matin l’ensemble des classes d’actifs à risques. Les indices CAC 40 et Euro Stoxx 50 abandonnent plus de 2% vers midi. Sur le marchés des changes, le yen et le franc suisse, monnaies refuges, s’inscrivent en hausse. L’or bénéficie également de ce regain d’aversion pour le risque, de même que les emprunts d’Etat allemands (-7 pb, à 1,55%) ou français (-6 pb à 2,14%)
Le rouble est quant à lui tombé lundi à des plus bas historiques, perdant 2% face au dollar et 1,5% face à l’euro, tandis que la Bourse de Moscou plongeait de 10% environ après le vote du parlement russe donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour une intervention armée en Ukraine. La banque centrale russe a relevé son principal taux directeur de 1,5 point en début de journée, à 7,0%, pour défendre le rouble. Son communiqué ne mentionne pas la situation en Ukraine mais explique que la décision vise à prévenir «les risques pour l’inflation et la stabilité financière liés à la récente recrudescence de volatilité sur les marchés financiers». La banque centrale est également intervenue sur les marchés pour enidguer une baisse trop rapide de sa devise, dans des volumes estimés à 10 milliards de dollars selon des traders cités par Reuters. Cette situation fait également plonger les cours de Bourse des entreprises étrangères les plus exposées en Russie, à l’image de la Société Générale (-6,36%) et de Renault (-5,11%).
Plus d'articles du même thème
-
La course au financement de l'électricité pour alimenter l'IA s'accélère
KKR et Brookfield misent gros sur l’électricité bas carbone pour nourrir l’essor fulgurant de l'intelligence artificielle. -
Le pétrole et les semi-conducteurs ont guidé les marchés au deuxième trimestre
Le baril de brut a quasiment effacé le choc à la hausse de mars, après l’accord signé entre l’Iran et les Etats-Unis, reléguant au second plan les craintes de stagflation et prolongeant la bonne tenue des marchés, malgré les interrogations sur le boom de l’IA. -
Le Crédit Agricole lance son stablecoin en euro
L'EURXT a déjà permis une souscription à un fonds monétaire tokenisé d'Amundi. Il sera proposé dans un premier temps aux clients investisseurs institutionnels et aux entreprises clientes de Caceis. -
L'inflation repasse sous 3% dans la zone euro
La hausse des prix est ressortie à 2,8% dans la zone monétaire le mois dernier. L'inflation de base a également ralenti, à 2,4%. -
Le pari de Schneider Electric sur Cognite laisse les investisseurs perplexes
Les analystes reconnaissent l'intérêt stratégique de l'opération mais ils s'interrogent sur le prix payé par le groupe français. -
Agicap dévoile sa recette pour débrider l’adoption de l’IA par les entreprises
La plateforme de gestion de trésorerie entend connecter plus naturellement la direction financière au reste de l’entreprise.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- Rcube Asset Management obtient son agrément MiCA
- BNPP AM Alts nomme Karim Malak en tant que CEO de The Boost Society
Contenu de nos partenaires
-
« L'apocalypse de l'IA pour les éditeurs de presse » : Google IA Overviews arrive en France
Google se prépare à lancer dans les prochains mois son outil de réponses générées par IA, au grand dam des éditeurs de presse -
Matrket LogicIntroductions en Bourse : pourquoi la plupart échouent, et pourquoi celles-ci ne feront pas exception
Dans l’investissement, la réussite est le fruit de la patience et de la discipline ; c’est un cheminement progressif, et non un mécanisme qui permet de s’enrichir rapidement -
Trancher la réforme des retraites par référendum ? Le plus tôt sera le mieux !
À un an de l'élection présidentielle, Edouard Philippe propose un référendum sur la réforme des retraites pour surmonter « les blocages ». Le débat est urgent sur ce sujet explosif et capital