A peine 10% de l’effort total qui doit permettre de ramener à zéro le déficit structurel des finances publiques françaises a été réalisé l’an dernier, estime la Cour des comptes dans son rapport annuel. Son premier président, Didier Migaud, a souhaité que les moyens permettant d’atteindre les objectifs de réduction du déficit public soient précisés. Il a par ailleurs invité les autorités à réduire de 15 milliards d’euros les niches fiscales. Le rapport souligne aussi que des contraintes fortes doivent peser sur les dépenses de sécurité sociale. «Elles représentent 46% des dépenses publiques et ne peuvent plus être financées à crédit», a dit Didier Migaud. Le rythme trop élevé d’augmentation de ces dépenses «exclut le retour à l'équilibre avant un terme très éloigné». La Cour des comptes estime que le déficit structurel de la France s'élevait à 5% du PIB en 2010, soit «bien davantage que la moyenne des pays européens», et a été réduit d’environ 0,5 point en 2011 après avoir été quasi stable en 2010. «Ce résultat est encourageant», a dit Didier Migaud. Mais «à ce rythme, il faudrait dix ans pour revenir à l'équilibre, au lieu des cinq préconisés par la Cour».
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