« La correction obligataire ne fait que commencer »
Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC
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Tân Le Quang
L’Agefi: Le scénario d’une hausse des Fed funds avant fin 2010 vous paraît-il possible ?
Jean-Louis Mourier: L’évolution de la politique monétaire américaine pourrait passer ces prochains mois par un relèvement de l’objectif de Fed funds, mais ce n’est pas sûr. Au sein du FOMC, les «colombes» prônent un statu quo durable et les «faucons» affirment qu’il convient de rester vigilant. Lors du dernier FOMC, les premières semblent l’avoir emporté sur les seconds avec le maintien de la référence à des taux directeurs durablement bas. Leur victoire n’est toutefois pas totale, le compte-rendu de la réunion précisant que la formule n’engage pas autant la Fed que certains l’imaginent: la durée de cette période prolongée dépend des conditions économiques. L’amorce de normalisation de la politique monétaire est inéluctable. Elle ne passera pas forcément par un relèvement de l’objectif de Fed funds, mais elle impliquera une hausse des taux de marché.
Pour ces prochains mois, tablez-vous sur une nette tension des taux longs américains et britanniques ?
Plusieurs éléments plaident pour que la hausse des taux à long terme, notamment anglais et américains, se poursuive. La force de la reprise peut encore surprendre. L’inflation pourrait rester plus élevée qu’anticipé quand les effets de base se seront estompés, malgré la persistance d’importantes capacités de production inutilisées. Le maintien à niveau relativement bas des taux à long terme en période de creusement rapide des déficits publics est le produit des politiques monétaires très accommodantes. L’amorce de normalisation, elle, amplifiera la correction sur ces marchés, notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable