La consolidation de la gestion d’actifs se poursuit outre-Manche
Standard Life est en discussions avec Phoenix Group en vue du rachat d’Ignis Asset Management, qui gère 68 milliards de livres d’actifs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Standard Life alimente le mouvement de concentration de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. L’assureur basé à Edimbourg a reconnu, suite à des informations de presse en premier lieu relayées par le Sunday Times, être en négociations «exclusives» avec le spécialiste de la gestion de contrats d’assurance vie clos Phoenix Group en vue du rachat de la filiale de gestion d’actifs pour compte de tiers de ce dernier, Ignis Asset Management. La cible assure la gestion de près de 68 milliards de livres d’actifs, l’équivalent de 81 milliards d’euros.
Phoenix Group de son côté a formellement avancé que des pourparlers avaient été engagés à l’initiative de Standard Life. Si les discussions en sont d’ores et déjà à un stade avancé, selon la maison mère d’Ignis, aucun accord n’a encore été signé. Et Phoenix de promettre de plus amples renseignements à l’occasion de la publication mercredi 26 mars de ses résultats annuels.
Analyste chez JPMorgan, Ashik Musaddi estime que du point de vue du vendeur, la transaction aura le mérite de «libérer la valeur» créée au sein de son gestionnaire d’actifs, tandis que l’acheteur devrait pouvoir se permettre de financer l’opération avec sa seule trésorerie disponible. L’analyste valorise Ignis à 430 millions de livres. Un montant dans le haut de la fourchette de celles des autres observateurs. Alors que la presse britannique évoquait hier une valeur voisine de 400 millions, Exane BNP Paribas misait sur 200 à 300 millions. Le courtier, pour qui la transaction explique l’absence de dividende exceptionnel cette année, citait notamment l’attrait exercé chez Standard Life Investments (qui gère 184 milliards de livres) par le fonds de rendement absolu d’Ignis, dont les actifs ont bondi depuis début 2013 de 615 millions d’euros à 2,9 milliards.
Le Sunday Times, qui assurait qu’Evercore avait été mandatée par Phoenix pour organiser la vente, citait comme autres prétendants Royal Bank of Canada et Macquarie. De fait, les rapprochements se succèdent dans la gestion d’actifs outre-Manche. Avant qu’Aberdeen Asset Management ne convienne en novembre dernier (la transaction devrait être finalisée au 31 mars) de racheter Scottish Widows Investment Partnership à Lloyds Banking Group pour 560 millions de livres, Schroders avait raflé Cazenove Capital l’été dernier pour 424 millions. Et Bank of Montreal a accepté début 2014 de débourser 708 millions pour F&C Investments, une opération toujours en cours.
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects.
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques.
Après Apple, Microsoft, Nvidia et Alphabet, le groupe de commerce en ligne fondé par Jeff Bezos devient la 5e entreprise américaine de l'histoire à dépasser ce cap symbolique.
Le baril de brut a reculé lundi à son plus bas depuis mi-juillet après que le président américain a annulé une attaque importante sur l’Iran et annoncé de nouvelles négociations, démenties par Téhéran. Mais les pourparlers avec Oman avancent. Les marchés de taux et d’actions en ont profité.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps