La confiance fuit l’économie japonaise, malgré la croissance affichée
L’Archipel a publié une batterie de statistiques qui laisse dubitatifs les investisseurs sur la santé de l’économie nippone et sur son avenir
Publié le
Alexandre Boksenbaum
Le soleil semble se coucher sur le Japon. Le pays a présenté différentes données qui ne rassurent pas les investisseurs. Loin de là. Les seules bonnes nouvelles sont venues des chiffres de la croissance japonaise qui a finalement progressé en rythme annuel de 3,5 % au dernier trimestre 2007, contre 2,3 % envisagés par le consensus. Hiroshi Shiraishi a salué cette «croissance solide» qui aurait pu atteindre «5 % sans l’effondrement de l’immobilier». Certains de ses confrères comme Taro Saito, analyste chez Nissay Research, ont toutefois rapidement douché les espoirs d’embellie, en indiquant que la croissance n’excédera pas 1 % au premier trimestre 2008 compte tenu de la conjoncture mondiale. L’état de cette dernière pousse d’ailleurs le marché à débattre du futur niveau des taux d’intérêt de la banque centrale, qui a signalé aux entreprises que la faiblesse du dollar ou les prix des matières premières allaient peser sur leurs résultats.
Les autres indicateurs virent au rouge. Qu’il s’agisse des investissements immobiliers, de l’inflation, des investissements en biens manufacturiers et en équipements, ou de la confiance des consommateurs, tous sont soit moins bons que prévu, soit en net repli. Même du côté des obligations, les chiffres sont en baisse, avec des achats nets de la part des investisseurs étrangers moitié moins élevés en février qu’en janvier, à 944,5 milliards de yens (6 milliards d’euros). En outre, le rejet, par la Chambre haute de l’assemblée, de la candidature de Toshiro Muto à la tête de la Banque du Japon fragilise la crédibilité de l’économie nippone.
Pour restaurer la confiance, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda entend développer de nouvelles mesures. Il a ainsi demandé aux entreprises de faire un effort sur les salaires, qui ont reculé de 11 % sur les dix dernières années. Cela étant, si toutes les entreprises font la même «mauvaise blague» que Toyota, qui a augmenté ses salariés de 1.000 yens (6,3 euros) par mois, l’économie n’est pas près de repartir, indique Takehiro Sato chez Morgan Stanley. Enfin, Tomoko Fuji, chez Bank of America, s’alarme de l’état de l’économie japonaise. «La situation a dramatiquement changé depuis le début de l’année» a-t-il déclaré, évoquant le retournement des cycles de profits et de production.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...