La concentration paraît inévitable pour les sociétés de gestion entrepreneuriales
Derrière les mastodontes de la gestion d’actifs français, les sociétés de gestion entrepreneuriales (SGE) essaient tant bien que mal de passer la crise. Entre déficit de confiance et fonte des encours, certaines surnagent, d’autres s’en sortent par une excellence de niche, quelques-unes ont fait des affaires. «La plupart des SGE ont souffert de la crise à l’exception d’une minorité qui a su tirer son épingle du jeu», constate l’Association française de gestion (AFG) qui a mené une étude en partenariat avec NOVEO Conseil auprès de 57 SGE.
Si Carmignac affiche une santé de fer, deux tiers des SGE déclarent avoir souffert de la crise. 56% des répondants ont constaté une baisse des actifs gérés et de leur chiffre d’affaires, les autres déclarent les avoir vus augmenter. Le contraste des réponses d’une société à l’autre n’est pas sans lien avec les écarts de tailles des SGE. Les volumes d’actifs gérés vont en effet de quelques millions à 30 milliards, avec un portefeuille moyen de 463 millions d’euros. Parmi les SGE ayant connu une baisse de leur chiffres d’affaires, 83% ont connu une baisse supérieure à 10%.
Conséquence de la crise, l’AFG anticipe «une concentration du secteur dans un cadre plus contraint que désiré». Les barrières à l’entrée devraient se durcir en termes de réglementation et d’accès aux canaux de distribution. «Même si par nature les SGE ont vocation à rester indépendantes, ce phénomène de concentration va s’accentuer car un certain nombre se trouvent aujourd’hui en difficulté à la suite de la crise», conclut l’Association. Dans l’optique de baisse des coûts, l’externalisation des fonctions administratives déjà amorcée devrait par ailleurs se poursuivre.
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