« La compression graduelle des spreads devrait se poursuivre »
L’Agefi : Quel est l’impact de la Grèce sur le marché du crédit ? Quelles sont vos perspectives à moyen terme ?
Hanna Stekelorom : La crise hellénique a fait surgir le risque souverain comme facteur de volatilité sur le marché du crédit. La revalorisation des primes de risque concerne surtout les crédits de pays les plus endettés de la zone euro: Grèce, Portugal, Espagne et Italie. Les spreads des banques localisées dans ces pays ont évolué à l’instar de leurs spreads souverains. Les banques grecques et portugaises ont subi les plus fortes pressions, mais comme elles ne représentent qu’une faible part de l’indice obligataire crédit Barclays Euro Corporate, leur impact est limité. L’effet de contagion de la volatilité liée au risque souverain étant faible, les crédits restent un moteur de performance pour 2010. La compression graduelle des spreads devrait se poursuivre, soutenue par les importants montants de liquidités détenues par les investisseurs et une offre primaire en baisse par rapport aux estimations du début de l’année, plus particulièrement sur les corporates.
Comment arbitrez-vous la dette corporate financière par rapport aux signatures non financières?
Au regard des fondamentaux de crédit qui s’améliorent, nous privilégions les signatures de la partie basse de la notation avec une préférence pour les financières par rapport aux non-financières. Nous favorisons les dettes financières subordonnées qui offrent actuellement de plus hauts rendements dans l’univers investment grade et un potentiel de resserrement plus important que le reste du marché. Dans le segment des non financières, nous privilégions les secteurs cycliques qui devraient bénéficier d’une tendance positive des indicateurs macroéconomiques.
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