La composition des indices périphériques explique largement leur baisse
Inquiets de l’impact de la crise de la dette souveraine sur les comptes des institutions financières européennes, les investisseurs en actions ont largement évité le compartiment des banques et des services financiers depuis début 2011.
Il suffit de comparer la décomposition sectorielle des deux principaux indices actions de la zone euro cumulés (DAX et CAC) d’une part, et du cumul des indices de deux grands marchés périphériques (Ibex espagnol et le MIB italien) d’autre part, pour comprendre une bonne partie de la contre-performance de ces derniers. Alors qu’une large part de la capitalisation boursière du DAX et du CAC est représentée par les secteurs des matériaux, de la consommation et de la santé, le panorama cumulé du MIB et de l’Ibex est très contrasté: un tiers de leur capitalisation est lié aux financières, 20% aux services aux collectivités, 17% à l’énergie et 14% aux télécoms.
Or ces quatre secteurs - qui totalisent 84% de la capitalisation boursière de ces deux marchés périphériques - affichent des performances négatives en Europe depuis le début de l’année. Les banques ont les performances les plus défavorables et, en leur sein, les banques du sud de l’Europe arrivent en queue de peloton. Il est vrai que le choc structurel du credit crunch a particulièrement affecté les périphériques, ce qui explique de manière plus générale la faible performance boursière de l’ensemble des valeurs cotées sur ces marchés, tous secteurs confondus.
Au-delà d’un mouvement de rotation sectorielle à court terme, susceptible de ranimer l’intérêt du marché pour ces compartiments et marchés délaissés, il n’est guère évident que cette tendance puisse être durablement renversée compte tenu de l’impact des efforts d’assainissement budgétaire auxquels ces pays sont contraints.
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