La Compagnie Financière Edmond de Rothschild brave la tempête
En dépit de la crise, les encours de la société de gestion ont crû de 15 % l’an passé, à un niveau record de 30 milliards d’euros
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Virginie Deneuville
L’heure était à la satisfaction, à l’occasion du bilan réalisé mardi par La Compagnie Financière Edmond de Rothschild pour l’année 2007. « La maison se porte bien dans un environnement pourtant compliqué », a déclaré Samuel Pinto, directeur général adjoint. Car « contrairement à d’autres, notre stratégie est d’être diversifié ». Les encours sous gestion de la société ont ainsi progressé de 15 % l’an passé, à un niveau sans précédent de 30 milliards d’euros et la collecte nette globale a atteint 2,7 milliards d’euros, un niveau légèrement supérieur à la moyenne des trois dernières années, d’approximativement 2,5 milliards d’euros. « Depuis 1998, les actifs gérés ont augmenté d’environ 20 % par an en moyenne et ils ont triplé par rapport à 2000 », a souligné la société, qui projette de s’introduire en Bourse « quand le moment sera opportun ».
« 2007 a été marquée par un essor très fort de la gestion privée », avec une progression de plus de 26 % des actifs gérés, à environ 10 milliards d’euros, a indiqué Samuel Pinto. Une croissance permise « grâce à des performances de gestion positives générées par des portefeuilles investis de manière significative en multigestion alternative et en actions émergentes ». « Dans la gestion privée comme collective, nous continuons à gagner des parts de marché », s’est félicité le dirigeant.
Les fonds ouverts actions ont enregistré une progression de leurs actifs de 10,4 %, à la faveur de la création de nouveaux produits. Dans les OPCVM, « alors que le secteur a connu une forte décollecte, notre collecte est restée positive », a relevé Samuel Pinto. Les encours de la gestion taux et crédit ont progressé de 15 %, tandis que ceux de la multigestion et la gestion structurée ont crû de respectivement 30 et 7 %.
« Aucun effet de panique n’est à constater depuis le début de l’année », a ajouté Samuel Pinto, précisant toutefois avoir enregistré une légère décollecte, de l’ordre de 1 %, sur les actions. En dépit du contexte actuel, « le marché des actions n’a jamais été aussi prometteur, a voulu rassurer Michel Cicurel, président du directoire. Ma conviction est que sur 2008, on ne peut rien dire. Mais je suis très optimiste sur le moyen terme. La Chine et les technologies de l’information vont tirer l’économie avec une puissance exceptionnelle ».
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