La Chine tente de revitaliser son marché actions
L’annonce faite le 12 février de l’intégration des actions chinoises de classe A cotées à Shanghai et Shenzhen au sein de l’indice MSCI «marchés émergents» à partir de mai 2015 incite les autorités chinoises à se mettre au diapason. Une première phase prévoit une intégration pondérée de 5% des actions chinoises cotées dans le pays qui pèsent 879 milliards de capitalisation boursière, contre 415 milliards pour les actions cotées à Hong Kong. Elle portera leur poids dans l’indice à 19,9%, contre 18,9% actuellement, puis à 27,7% dans le cas d’une intégration complète, contre 14,2% pour les actions sud-coréennes.
C’est dans ce contexte que les investisseurs étrangers qualifiés (QFII et RQFII) peuvent depuis jeudi dernier investir collectivement à hauteur de 30%, contre 20% précédemment, dans une société cotée à Shanghai. Ils auront également la possibilité d’investir dans des titres adossés à des actifs, de type ABS. En revanche, un investisseur étranger ne pourra toujours pas détenir seul plus de 10% des titres d’une entreprise. A fin février, Pékin a délivré 232,7 milliards de dollars de quotas cumulés dans le cadre des programmes QFII et RQFII, contre 124 milliards octroyés en juin 2013. Malgré cette hausse, «la capacité des investisseurs à accéder aux actions cotées en Chine reste limitée à environ 2%», estime Thomas Gatley, analyste chez GaveKal.
L’indice de Shanghai a reculé de 3,2% depuis le début de l’année, et celui des entreprises chinoises cotées à Hong Kong de 13%. Entre le 12 et le 19 mars, 1,5 milliard de dollars d’actions chinoises - un record - ont été cédées par les investisseurs. Le ratio cours sur bénéfices (PER) de l’indice CSI 300 regroupant les plus grosses valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a chuté de 4 points sur un an à 9,7, contre 17,2 pour le S&P 500. Une mauvaise performance «exacerbée par le fait que l’univers de cotation en Chine affiche un fort déséquilibre en faveur des banques, à propos desquelles les investisseurs ont des inquiétudes sur leurs prêts non performants, et des entreprises d’Etat, notamment dans l’industrie lourde», explique Thomas Gatley.
Le régulateur boursier a enfin lancé vendredi un programme pilote qui autorise l’émission d’actions préférentielles pour trois types de société cotées. Une mesure qui permettrait à l’Etat de convertir ses participations dans lesdites sociétés.
Plus d'articles du même thème
-
Spirit Airlines a fini par succomber à la hausse du prix du kérosène
L’échec d’un ultime plan de sauvetage proposé par l’administration Trump a entraîné la cessation immédiate et définitive des activités de la compagnie américaine à bas coût. -
Le panel de L’Agefi voit les taux de plus en plus élevés
Les prévisionnistes interrogés par L’Agefi ont relevé leurs prévisions de taux à 10 ans pour toutes les géographies dans six mois, mais pas toutes dans des proportions importantes. Ils annulent également a priori la perspective d’une baisse de taux de la Fed avant fin octobre. Et remontent un peu leurs espoirs pour le yen. -
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires. -
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année. -
Les investisseurs en crédit se montrent prudents mais confiants
Les sociétés de gestion du panel crédit de L’Agefi restent majoritairement dans la neutralité quant à leur exposition au crédit et aux perspectives à un mois. Une douzaine d’entre elles optent toutefois pour la surpondération sur cette classe d’actifs. -
La BCE donne rendez-vous pour une hausse de taux en juin
Alors que les marchés font déjà une large partie du travail de durcissement des conditions financières en anticipant trois hausses de taux cette année, la présidente Christine Lagarde a insisté sur la nécessité d’une "fonction de réaction" de la BCE face à l’inflation. Elle a seulement évité d’ajouter «quelle que soit la suite».
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- iShares lance quatre ETF en lien avec le mouvement de démondialisation
- Finaltis reprend Kirao AM
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
MultirécidivistePrésidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon à l’assaut du second tour, pour la quatrième fois
Dimanche, au 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon devait officialiser sa quatrième candidature à la présidentielle. Un départ anticipé, devenu sa marque de fabrique, avec en ligne de mire ce duel de second tour, sans cesse prophétisé mais jamais concrétisé, face au RN -
Matignon, on a un problèmeCroissance nulle : le crash budgétaire menace
Avant même l'impact de la guerre au Moyen-Orient, la croissance a calé au premier trimestre. La (mauvaise) nouvelle a surpris Bercy. Les hypothèses du gouvernement sont déjà hors d'atteinte. La pression monte sur le Premier ministre -
EditorialCarburants : TotalEnergies, plus responsable que toute la classe politique
Dans un concert d'impostures, TotalEnergies maintient le plafonnement de ses prix, alerte sur une possible crise de l'approvisionnement, prépare l'avenir en consacrant un tiers de ses investissements aux énergies bas carbone, s'affirme comme un acteur clé de la souveraineté énergétique française