Après l’annonce de l’intégration partielle des actions de classe A dans l’indice MSCI Emergents à partir de mai 2015, Pékin multiplie les mesures
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Patrick Aussannaire
L’annonce faite le 12 février de l’intégration des actions chinoises de classe A cotées à Shanghai et Shenzhen au sein de l’indice MSCI «marchés émergents» à partir de mai 2015 incite les autorités chinoises à se mettre au diapason. Une première phase prévoit une intégration pondérée de 5% des actions chinoises cotées dans le pays qui pèsent 879 milliards de capitalisation boursière, contre 415 milliards pour les actions cotées à Hong Kong. Elle portera leur poids dans l’indice à 19,9%, contre 18,9% actuellement, puis à 27,7% dans le cas d’une intégration complète, contre 14,2% pour les actions sud-coréennes.
C’est dans ce contexte que les investisseurs étrangers qualifiés (QFII et RQFII) peuvent depuis jeudi dernier investir collectivement à hauteur de 30%, contre 20% précédemment, dans une société cotée à Shanghai. Ils auront également la possibilité d’investir dans des titres adossés à des actifs, de type ABS. En revanche, un investisseur étranger ne pourra toujours pas détenir seul plus de 10% des titres d’une entreprise. A fin février, Pékin a délivré 232,7 milliards de dollars de quotas cumulés dans le cadre des programmes QFII et RQFII, contre 124 milliards octroyés en juin 2013. Malgré cette hausse, «la capacité des investisseurs à accéder aux actions cotées en Chine reste limitée à environ 2%», estime Thomas Gatley, analyste chez GaveKal.
L’indice de Shanghai a reculé de 3,2% depuis le début de l’année, et celui des entreprises chinoises cotées à Hong Kong de 13%. Entre le 12 et le 19 mars, 1,5 milliard de dollars d’actions chinoises - un record - ont été cédées par les investisseurs. Le ratio cours sur bénéfices (PER) de l’indice CSI 300 regroupant les plus grosses valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a chuté de 4 points sur un an à 9,7, contre 17,2 pour le S&P 500. Une mauvaise performance «exacerbée par le fait que l’univers de cotation en Chine affiche un fort déséquilibre en faveur des banques, à propos desquelles les investisseurs ont des inquiétudes sur leurs prêts non performants, et des entreprises d’Etat, notamment dans l’industrie lourde», explique Thomas Gatley.
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