La Chine porte un coup à l’essor du bitcoin
Le bitcoin perd de son lustre en Bourse. Le prix de la monnaie virtuelle a connu hier une correction sévère, perdant jusqu’à 38%, avant de se reprendre au-dessus des 500 dollars, après les annonces de nouvelles mesures restrictives en Chine. On est désormais loin du sommet de 1.156 dollars atteint fin novembre, même si le bitcoin ne valait encore que 100 dollars début octobre.
La Chine, devenue le premier marché mondial de la monnaie virtuelle, est intervenue à plusieurs niveaux. BTC China, la plus grande plate-forme d’échange électronique de bitcoins du pays, a indiqué qu’elle ne pouvait plus accepter de nouveaux dépôts en renminbis de la part de clients. «Nous devons nous plier aux règles du gouvernement chinois», a indiqué son directeur général Bobby Lee. Une autre plate-forme, OKCoin, a reçu les mêmes ordres, selon un communiqué de la société.
Les dépôts et retraits de bitcoins ainsi que les retraits de dépôts existants en renminbis ne seront pas affectés. Du moins pour quelques semaines: selon China Business News, la banque centrale a demandé à une dizaine de prestataires de services de paiement de cesser d’assurer la compensation des plates-formes électroniques. Ces sociétés sont des rouages essentiels du commerce en ligne en Chine en permettant aux particuliers de transférer de l’argent pour leurs achats à partir de leurs comptes courants. Cette décision rend quasiment impossible les nouveaux achats de bitcoins.
Pékin s’était déjà illustré le 5 décembre en interdisant aux institutions financières et aux sociétés de paiement du pays d’acheter et de vendre des bitcoins ou d’en fixer les prix. Les autorités craignent en effet de perdre la main sur leur politique de contrôle des changes, la monnaie virtuelle permettant d’échanger du yuan contre des devises étrangères.
A l’image de la Banque de France ou de l’Autorité bancaire européenne, les régulateurs ont multiplié ces dernières semaines les rappels à l’ordre autour des monnaies virtuelles. Certains praticiens en soulignent pourtant les avantages, comme un coût de transaction très inférieur aux cartes bancaires et à Paypal, et la confiance qu’inspire la quantité limitée de bitcoins en circulation «C’est la crise chypriote et la ponction des comptes bancaires qui a fait apparaître le bitcoin comme un moyen de protéger son épargne et de la déplacer facilement à l’autre bout du monde», affirme pour sa part la Banque Delubac & Cie.
Plus d'articles du même thème
-
La France creuse le sillon de la souveraineté dans les terres rares
Bâtir une société électrifiée nécessite un approvisionnement massif et sécurisé en terres rares et minéraux critiques. Le gouvernement a décidé de soutenir financièrement la production de ces matières premières, notamment en France, et d’assurer les débouchés de la filière auprès des secteurs qui les consomment. -
Les dettes subordonnées bancaires affichent une résistance plus structurelle aux crises
La conjonction des facteurs fondamentaux, liés à la solidité des banques, et des facteurs techniques, liés notamment à la bonne collecte globale du crédit, donne l’impression, à l’occasion de ce choc pétrolier, que les dettes subordonnées comme les AT1 ont globalement réduit leur biais «risqué» par rapport aux autres classes d’actifs. -
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau à la la présidence de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront donc maintenant se prononcer sur ce projet de nomination. -
BPCE continue de surfer sur la marge nette d'intérêt
Le groupe bancaire mutualiste publie pour le premier trimestre 2026 un produit net bancaire de 6,8 milliards d'euros en hausse de 7% sur un an. La banque de proximité pavoise avec des revenus en hausse de 12% sur un an et une marge nette d'intérêts qui bondit de 30%, dopée par une nette progression des crédits distribués. -
Le Comptoir du Private Equity noue un partenariat avec GP-Score
La plateforme d'investissement dédiée au non-coté dans le small cap européen s'allie au spécialiste de l'évaluation des capacités opérationnelles des gérants de private equity pour l'aider dans le processus de sélection ainsi que pour les gérants déjà en portefeuille. -
Malgré la conjoncture, Axa ne dévie pas de sa trajectoire
Conforme aux attentes malgré un contexte macroéconomique toujours très volatil, le premier trimestre 2026 conforte Axa dans sa stratégie de croissance. L'assureur, qui aborde la dernière année de son plan, voit ses revenus augmenter de 6% depuis le début de l'exercice.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France