La Chine et l’Inde veulent accélérer la libéralisation de leur secteur financier
La Chine et l’Inde font évoluer leurs règles du jeu. A l’issue de la troisième séance plénière du 18e Congrès du parti communiste chinois ayant accordé un rôle «décisif» aux marchés financiers, la première impulsion concernant le volet financier des réformes envisagées est venue de la Banque Populaire de Chine (PBOC). Son gouverneur, Zhou Xiaochuan, a déclaré hier son intention d’élargir progressivement la bande de fluctuation du yuan dans le but de tendre vers un taux de change flottant, et se détourner «fondamentalement» de sa politique d’intervention quotidienne sur le marché des devises.
Parallèlement, le directeur de la Commission chinoise de régulation du marché actions a indiqué hier que son rôle sera réduit au contrôle du strict respect de la réglementation. «Les marchés de capitaux sont toujours sous tutelle de l’administration, et ses mécanismes ne sont pas déterminés par l’offre et la demande. Les prix restent distordus», a indiqué Xiao Gang. Plus de 700 sociétés attendent dans l’antichambre de la cotation. Ce changement s’accompagnera d’un renforcement des audits, ainsi que des sanctions à l’encontre des banques qui fausseraient le processus. «La Chine ne peut plus dépendre d’un niveau si élevé d’endettement pour financer sa croissance. Le modèle a atteint ses limites», a averti Xiao Gang.
Pékin prévoit par ailleurs d’accélérer le recours à la titrisation en accordant des quotas d’ABS de 300 à 400 milliards de yuans (37 à 49 milliards d’euros) sur les prochaines années afin d’accroître la liquidité bancaire sans création monétaire et de transférer les risques hors du secteur bancaire, selon Reuters. Les produits titrisés ne pesaient que 5 milliards de yuans fin septembre, pour 25.000 milliards d’obligations en circulation et 75.000 milliards de prêts bancaires. L’offre de monnaie M2 a été multiplié par 2,7 depuis fin 2007, sur fond d’une accélération sans précédent des crédits bancaires.
De son côté, le gouverneur de la banque centrale indienne, Raghuram Rajan, compte procéder à «un changement drastique du paysage bancaire» visant à casser le monopole des banques d’Etat, qui détiennent 75% des actifs totaux. Les règles pesant sur les banques étrangères, qui détiennent seulement 6% des actifs en Inde, seront levées, et les licences bancaires seront distribuées plus généreusement. De quoi doper l’accès au crédit et soutenir la croissance de long terme en Inde, selon RBS.
Plus d'articles du même thème
-
Le stablecoin de SG-Forge permettra de régler des titres de créance d'entreprise tokenisés
Euroclear et SG Forge annoncent une collaboration pour utiliser le stablecoin dollar de la filiale bancaire, l'USD CoinVertible, pour le règlement de NEU CP. -
« Nous sommes positifs sur les actions japonaises, surtout les entreprises de taille moyenne »
Charles-Henri Kerkhove, directeur de l'allocation d’actifs chez Fidelity International -
«Il reste difficile de construire un scénario de renforcement du yen d’ici à la fin d’année»
Emmanuel Kizilian, gérant obligataire chez Cholet Dupont AM. -
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Le tribunal arbitral apporte un premier soulagement à Scor dans l'affaire Covéa
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours. -
Les fonds Obligations Euro toutes maturités à la loupe #172
La tendance baissière se poursuit sur ces fonds avec une moyenne des performances sur douze mois de +1,91%.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Affaire Lyhanna : la femme de Jérôme Barella a dénoncé un viol conjugal pendant son audition
Auditionnée dans le cadre d’investigations à la suite de plaintes pour viols sur mineures visant Jérôme Barella, sa femme a dénoncé des faits de viol commis par son mari -
Canicule : malgré la baisse de la chaleur, les effets sanitaires « restent devant nous », prévient l'exécutif
Dans les hôpitaux, « un plateau haut va s’installer pendant plusieurs jours, par effet de latence sanitaire (déshydratation, décompensations, hospitalisations différées) », constatent les services du Premier ministre, samedi 27 juin. On compte 37 départements en vigilance rouge canicule ce jour, soit moins qu’hier -
IA : Washington réautorise un accès limité au modèle Mythos d'Anthropic
Il y a deux semaines, Howard Lutnick, ministre américain du Commerce, avait demandé à Anthropic de cesser l’accès à deux modèles de pointe. Ce pour des raisons de sécurité nationale à la suite de la détection de failles