La Chine et le Brésil cherchent à renforcer leurs liens commerciaux
La Chine et le Brésil renforcent leurs liens. En marge du sommet Rio+20 sur le développement durable qui se tient dans la mégalopole brésilienne, les deux pays ont annoncé cette nuit avoir signé un accord entre les banques centrales des deux pays permettant de réaliser des opérations de swap de change bilatérales d’un montant maximum de quelque 60 milliards de réals ou 190 milliards de yuans, soit 23,2 milliards d’euros. Cet accord devrait être mis en œuvre « rapidement », selon le communiqué. «Il s’agit d’une mesure qui renforce les économies des deux pays» s’est félicité le ministre des finances brésilien Guido Mantega.
Une manière de réduire la dépendance des deux économies au dollar et à l’euro. La Chine cherche à promouvoir le yuan comme monnaie de réserve de change ainsi qu’à diversifier ses 3.000 milliards de dollars de réserves de change, jusqu’ici largement détenus en dollars et en euros.
A l’heure où des doutes pèsent sur l’ampleur du ralentissement de l’activité dans les deux pays, Guido Mantega a précisé qu’il s’agissait du prélude à un «plan de coopération de 10 ans» s’inscrivant dans la cadre d’un nouvelle ère de «partenariat stratégique global» entre les deux pays. Un agenda a ainsi été fixé pour des investissements communs dans la construction d’infrastructures, dans l’industrie et dans le secteur minier et de l’aviation. La Chine est le premier partenaire commercial du pays et pèse dans ses échanges à hauteur de 17% soit 76 milliards de dollars .Et Guido Mantega d’ajouter que «malgré la crise, la Chine reste l’endroit où il faut faire des affaires». Ces accords devraient permettre au fabricant brésilien d’avions, Embraer d’accéder au marché chinois.
Lors du sommet du G20 le week-end dernier, les BRICS avaient annoncé le lancement d’un fonds de réserves de garantie commun disponible si un ou plusieurs pays devaient faire face à une soudaine fuite des dépôts, ainsi que d’accords de swaps de change entre les cinq nations dans le but de se couvrir contre les effets de la crise européenne. Guido Mantega avait alors précisé que les BRICS souhaitaient renforcer leur intégration financière afin de conserver la confiance des investisseurs dans la robustesse de leurs économies. «En créant une solidarité financière entre nous, nous serons encore plus sûrs et solides que nous ne le sommes déjà», avance-t-il.
Moscou a été le premier à faire état de la constitution d’un matelas de 40 milliards d’euros en réserves pour faire face à une éventuelle dégradation de la conjoncture en zone euro.
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