La cession de TCW à un fonds devient l’hypothèse privilégiée
Les rumeurs persistent et se précisent sur une cession par la Société Générale de sa filiale de gestion américaine TCW. Alors qu’était évoqué le dépôt d’une offre par trois fonds, deux d’entre deux - Clayton Dubilier & Rice et Warburg Pincus - se seraient écartés des négociations. Carlyle resterait seul en course pour la reprise du gérant, qui disposait de 128 milliards de dollars (102 milliards d’euros) d’actifs à fin mars, selon une source citée par le journal Pensions & Investments. La Société Générale n’a pas souhaité faire de commentaires.
Selon le journal américain, qui cite d’autres sources, l’opération, si elle se réalise, prendrait la forme d’un MBO. Des anciens dirigeants de MetWest, que TCW avait acquis en 2010, en reprendraient alors la direction. Marc Stern, actuel vice-président de TCW, laisserait ses fonctions de directeur général à David Lippman, ancien dirigeant de MetWest et actuellement à la tête de la division fixed income de TCW. Les co-fondateurs de MetWest, Tad Rivelle et Laird Landmann, actuellement directeur des investissements et gérant de portefeuille dans le fixed income, devraient également partager les fonctions de direction. «C’est effectivement le schéma qui semble se dessiner, avec ces trois hommes aux commandes », indique une source à L’Agefi.
TCW, dont le coût d’acquisition avait été évalué autour de 1,3 milliard d’euros lors de l’entrée au capital de la Société Générale en 2001, présente désormais une moindre valorisation. «Sur une base de 0,4% à 0,6% des capitaux gérés, au regard du poids important de l’obligataire dans le portefeuille, TCW serait valorisée entre 500 et 750 millions de dollars », indique Christophe Nijdam, analyste secteur bancaire chez AlphaValue. Dans le contexte actuel, marqué par un déséquilibre entre un nombre important de vendeurs face aux acquéreurs potentiels, l’analyste mise plutôt sur le milieu de cette fourchette. En septembre 2009, une offre d’un ancien gérant star de TCW, Jeffrey Gundlach, valorisant la société à 700 milliards de dollars, avait été refusée, souligne une source à L’Agefi.
La Société Générale pourrait cependant se résigner à enregistrer une moins-value sur cet actif en cas de cession. «Sa part dans TCW va coûter plus cher à la banque qu’auparavant, en termes de capitaux propres réglementaires, dans le cadre de Bâle 3», explique Christophe Nijdam.
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