La Bourse de Madrid passe à côté du rattrapage des places européennes et américaines
Malgré le regain de confiance des marchés depuis début 2012, les secteurs immobiliers et bancaires tirent l’indice espagnol à la baisse
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
La bourse de Madrid fait pâle figure à côté de ses consœurs européennes et américaines. Alors que celles-ci ont rebondi depuis le début de l’année, l’indice IBEX 35 reste dans le rouge. Depuis le 2 janvier, il a reculé de 1,57% pour finir à 8.431,56 points vendredi. Sur la même période, le Dax a pris 21,28%, le CAC 13,57% et la Bourse italienne 12,23%.
Le regain de confiance sur les marchés s’explique notamment par le succès des deux opérations d’injection de liquidités à trois ans (LTRO) menées par la Banque centrale européenne et par l’accord finalement trouvé entre la Grèce et ses créanciers privés. Au-delà, l’évolution des Bourses reflètent les contextes macroéconomiques nationaux.
Par opposition à l’Italie qui, grâce à des réformes jugées ambitieuses, doit atteindre l'équilibre en 2013, l’Espagne, après un bras de fer avec Bruxelles, a prévu de ramener le déficit à 5,3% en 2012 et à 3% en 2013. Cet objectif sera difficile à tenir alors que la croissance reculera de -1% en 2012, selon la Commission européenne.
Le pays, qui connaît un chômage de 23%, est toujours victime de la crise du secteur immobilier. En 2011, les prix des logements ont reculé de 11,2% sur un an. Sans surprise, Sacyr (-35%), Acciona (-15,2%) et FCC (-10,4%) figurent parmi les valeurs qui ont le plus souffert depuis le début de l’année. Le secteur bancaire a aussi été malmené alors que les établissements exposés à l’immobilier ont jusqu'à la fin de l’année pour passer 50 milliards d’euros de provisions. La réforme se ressent sur les titres de Bankia (-17,8%), Banco Popular (-14,5%), Caixabank (-12%) et Banco Sabadell (-7,6%). Santander tire en revanche son épingle du jeu +(7,9%). Amadeus, dans l’aérien, enregistre aussi une belle performance (+16%).
{"title":"","image":"78083»,"legend":"La Bourse espagnole \u00e0 la tra\u00eene des Bourses europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines»,"credit":""}
La maison mère d’Alphabet a émis 5,5 milliards de dollars australiens d’obligations kangourous lors de cette transaction inaugurale. Avec Amazon, elle est l’hyperscaler le plus actif hors de ses frontières avec près de 130 milliards de dollars émis depuis un an.
Le cours de Bourse du groupe chinois Unitree Robotics a bondi de 460% pour son premier jour de cotation à la Bourse de Shanghai, mercredi 19 août. Un moment historique pour le secteur de la robotique du pays, devenu un nouveau champ de bataille dans la rivalité technologique entre Pékin et Washington.
Les résidences étudiantes profitent de l'attention des investisseurs. Face aux besoins en logement des étudiants, loin d'être comblés, les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion peuvent se positionner sur ce segment avec un couple rendement/risque intéressant.
Le relèvement de l’objectif annuel de résultat d’exploitation du groupe danois en haut de fourchette n’a pas suffi à rassurer le marché, qui s’inquiète de volumes inférieurs aux attentes au premier semestre.
L'accélération, la transformation et la disruption ont façonné l'imaginaire économique moderne. A l'heure où la puissance de l'innovation se heurte aux limites planétaires, la question n'est plus celle de la vitesse, mais celle de la direction. Le deuxième volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après l’important piratage du fisc, le chef du gouvernement veut à tout prix éviter un nouveau fiasco et demande la création d'ici vendredi d'une task force spécialisée
L’outsider de la primaire socialiste veut compléter la répartition par un fonds public destiné à amortir le vieillissement démographique et à financer les besoins en investissement de l'économie française