« La bourse américaine paraît plus attractive que les bourses européennes »
L’Agefi : Pourquoi avez-vous renforcé votre poche obligataire au détriment du cash ?
Philippe Troesch : Nous avons légèrement renforcé notre poche obligataire au détriment de la partie cash car nous pensons qu’à un horizon court terme il n’y a pas de risque de remontée des taux. Les politiques de la Fed et de la BCE devraient rester accommodantes et les taux d’intérêt à 10 ans pourraient tester leurs plus bas historiques.
Aussi longtemps que les fondamentaux économiques restent médiocres tant aux Etats-Unis qu’en Europe les taux d’intérêt seront faibles et le danger d’un krach obligataire ne sera pas à l’ordre du jour. Enfin si la Fed n’a pas officialisé un plafond sur les taux à 10 ans, elle continue par sa politique du «bol de punch» à inonder les marchés de ses liquidités et maintient la pression sur les taux et sur le dollar.
Les actions n’offrent-elles pas les perspectives d’un rendement plus élevé ?
Le marché des actions à ses niveaux actuels est intéressant en terme de valorisation mais il reste un actif risqué à la fois pour les investisseurs institutionnels qui ont de nouvelles contraintes issues de Bâle III et de Solvency II, mais également aux yeux des particuliers qui ont été particulièrement malmenés dans ces dix dernières années.
Les Bourses pour continuer leur progression devront être rassurées sur l’évolution de l’économie et sur les politiques mises en place pour favoriser la croissance. A ce titre la bourse américaine en dehors du problème du dollar paraît plus attractive que les bourses européennes qui sont affectées par des budgets publics en forte régression.
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