La BoJ siphonne le marché des obligations d’Etat japonaises
La Banque du Japon pourrait détenir la moitié des titres à 10 ans fin 2016. Les spécialistes en valeur du Trésor sont pris à la gorge.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
La mainmise de la BoJ sur le marché des obligations d’Etat japonaises (JGB) devient écrasante. L’extension de son programme de rachats de JGB sur des maturités plus longues pour un montant qui atteint désormais 80.000 milliards de yens par an dépasse ainsi très largement les 30.000 milliards d’émissions nettes par an. Une situation qui contraint l’autorité à acquérir la différence de 50.000 milliards par an dans le stock de titres détenus par les investisseurs privés.
L’impact est déjà fort sur le niveau des rendements qui sont passés depuis mi-décembre en territoire négatif sur la partie 2 ans pour la première fois de leur histoire, alors que le taux 10 ans est quant à lui tombé à son plus faible niveau historique de 0,26%. «Si la désinflation globale déclenchée par la chute des prix du pétrole a certainement joué, la raison première derrière la chute du taux 10 ans est la répression financière qui a démarré le 31 octobre lorsque la BoJ a propulsé ses rachats bruts de 70% à 90% des émissions de long terme», estime BNP Paribas.
La part de JGB détenue par la BoJ pourrait passer de 23% actuellement (soit 200.000 milliards de yens), à 31% du montant total des obligations sur le marché à la fin de l’année, puis à 39% fin 2016, à 53% en 2018 et même 98% si le programme se poursuit jusqu’en 2027, selon BNP Paribas. Sur la seule partie 10 ans, cette part atteindrait même 36% fin 2015, puis 48% fin 2016. «Lorsque la détention de la BoJ s’approchera de 50%, la liquidité du marché pourrait s’assécher, rendant ainsi difficile toute extension de sa politique de rachats d’actifs agressive», ajoute BNP Paribas.
Symboliquement, RBS aurait décidé de se retirer de sa position de «primary dealer» sur le marché, ses opportunités de gains étant écrasées par la prédominance prise par la BoJ, selon Bloomberg. «Il existe des investisseurs dans le marché qui doivent conserver une part stable élevée de JGB, quel que soit le niveau du rendement. Avec les rachats de la BoJ, l’offre s’est tellement réduite que la demande est devenue insuffisante lors des adjudications et que les investisseurs sont contraints d’acheter des titres avec des rendements négatifs», souligne BNP Paribas.
Les banques locales doivent acheter des JGB comme collatéral à leurs opérations de trading sur dérivés, alors que les banques centrales internationales en ont besoin dans leurs réserves en devises étrangères.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions