La BoJ s’engage dans une spirale d’assouplissement monétaire pour sortir de la déflation
Les 11.000 milliards de yens rajoutés à son programme de rachat d’actifs ne suffiront pas à atteindre l’objectif d’inflation de 1% d’ici 2014
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
A circonstance exceptionnelle, réaction exceptionnelle. Sous la pression politique, la Banque du Japon (BoJ) a accordé une rallonge de 11.000 milliards de yens à son programme de rachat d’actifs (PRA) pour le porter à 91.000 milliards (885 milliards d’euros). Il s’agit du deuxième assouplissement monétaire au Japon en seulement deux mois, fait rarissime. Les taux directeurs ont en revanche été maintenus dans leur fourchette de 0 à 0,1%, et la duration maximale du PRA n’a pas été étendue au-delà des 3 ans actuels.
Sur les 11.000 milliards supplémentaires, 1.000 milliards seront consacrés à des rachats d’actifs risqués, dont 500 milliards d’ETF, 300 milliards de dette d’entreprise et 100 milliards de billets de trésorerie. Une facilité de crédit d’un montant illimité à long terme au taux de refinancement de 0,1% sera en outre créée par la BoJ dans le but de stimuler l’octroi de crédits bancaires. «Le problème n’est pas la capacité des banques à prêter, mais le manque de demande pour les prêts du fait de la déflation et du taux de change élevé», estime néanmoins Bank of America.
Dans un communiqué commun, le gouverneur de la BoJ, Masaaki Shirakawa, et le ministre de l’Economie qui assiste aux réunions de la banque centrale, Seiji Maehara, ont affirmé leur unité pour mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour sortir l’économie de la déflation. «La BoJ poursuivra un assouplissement monétaire puissant afin d’atteindre l’objectif d’inflation de 1% et jusqu’à ce que ce but soit en ligne de mire». Or, l’autorité a baissé ses prévisions d’inflation à 0,8% d’ici fin mars 2015, repoussant ainsi d’un an l’atteinte de l’objectif de 1% à l’année fiscale 2015-2016 dans un contexte de risque sur la croissance. La production industrielle a chuté de 4,1% en septembre, un record depuis le tsunami de mars 2011.
Déçus de la décision de la BoJ tant les attentes étaient fortes avec des estimations allant de 5.000 à 20.000 milliards de yens, «les marchés continueront à attendre davantage de la BoJ» prévient Bank of America. Le yen gagnait 0,6% hier contre dollar, revenant à 79,28 après avoir atteint 80,38 vendredi, alors que des positions vendeuses records sur le yen ont été accumulées la semaine dernière, ce qui devrait tirer la devise à la hausse à court terme, selon Citigroup. Et l’indice Nikkei baissait de 0,98% à 8.841,98 points après l’annonce hier matin.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il mise d'abord sur une restauration de sa compétitivité.
Les actifs sous gestion de l’Union Bancaire Privée (UBP) ont progressé de 4,8 % au premier semestre 2026 pour atteindre 193,5 milliards de francs suisses. Exprimés en dollars, les actifs sous gestion progressent à 239,8 milliards de dollars, contre 232,9 milliards à fin 2025. « Cette hausse tient principalement à la tendance positive des marchés financiers depuis le début de l’année, ainsi qu’à la performance des solutions de gestion et des fonds de la Banque », explique un communiqué.
Le fonds de pension des fonctionnaires californiens a signé son meilleur exercice en cinq ans, porté par une remontée marquée de la performance de son portefeuille de capital-investissement et par les marchés actions.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Il n'y a pas de fatalité aux guerres de l'eau. Loin des crispations nationales ou de batailles rangées type Sainte-Soline, la démocratie locale de l'eau avance, certes lentement, mais en trouvant des consensus