La BCE souhaite plus de flexibilité pour les autorités nationales dans CRD 4
Elles devraient avoir la possibilité de durcir les ratios réglementaires pour gérer un risque systémique identifié localement
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Sollicitée par le Conseil européen pour donner son opinion sur la nouvelle directive CRD 4 relative aux exigences en fonds propres des banques, la Banque centrale européenne (BCE) préconise une implication plus forte des autorités nationales, en particulier pour relever, si nécessaire, les ratios réglementaires. L’institut d'émission prend ainsi position de façon détournée dans le débat actuel sur le niveau du ratio de fonds propres prévu dans CRD 4.
Le Royaume-Uni, la Suède et le contre-lobby bancaire Finance Watch font partie des partisans de ratios plus élevés que ceux exigés pour le moment par l’adaptation de Bâle 3 à l’Union européenne.
Dans le texte de la directive, les autorités nationales ont déjà une certaine flexibilité pour durcir les règles prudentielles pour certains établissements. Mais, relativise la BCE, il ne s’agit que d’outils micro-prudentiels créés pour gérer des risques liés à des institutions prises individuellement. Afin qu’elles puissent aussi gérer les risques systémiques et ceux induits par des particularités structurelles du système financier national, la BCE préconise un élargissement de leur champ d’action aux mesures macro-prudentielles.
Les autorités nationales pourraient alors avoir leur mot à dire sur le niveau de capital, les limites d’expositions, les ratios de liquidité et de levier. Elles pourraient agir après en avoir notifié le Conseil européen du risque systémique. Ce dernier et l’Autorité bancaire européenne (ABE) seraient chargés de suivre les mesures prises aux niveaux nationaux, précise la BCE.
Dans son avis publié fin janvier, la BCE revient notamment sur la définition des ratios prévus dans la directive. Concernant la part des fonds propres durs, l’institution de Francfort insiste sur la nécessité de définir le plus précisément possible les actifs qui seront éligibles. «Ces précautions contribueraient à assurer la cohérence au sein de l’Union européenne et à réduire le champ d’application de l’ingénierie financière», indique la banque centrale.
Concernant le ratio de liquidité (LCR) très critiqué par les banques et qui pourrait être modifié cette année par le Comité de Bâle, la BCE recommande notamment la constitution d’une liste unique et transparente des actifs liquides qui feront l’objet d’un reporting. Compte tenu des interactions entre les exigences en matière de liquidités et les opérations de politique monétaire, elle souhaite par ailleurs être consultée pour la mise en place du ratio.
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le premier distributeur mondial a publié jeudi 20 août une croissance des ventes à magasins comparables aux Etats-Unis inférieure aux attentes. A Wall Street, le titre cédait plus de 9% à l'approche de la fermeture des places européennes, malgré un relèvement de ses objectifs annuels.
L’opérateur télécom a détecté le piratage le 2 juillet, et a commencé à en informer ses clients mi-août. Plus de deux millions de données auraient fuité.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Commandé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, un rapport de l'Inspection générale des finances publié jeudi décrit les conséquences économiques et financières délétères de l'éventuelle adoption d'une loi spéciale en guise de budget pour 2027
Le Premier ministre a exclu jeudi sur X de supprimer les APL pour les étudiants, de geler le RSA ou le minimum vieillesse, de remettre en cause le crédit d’impôt pour les services à la personne ou d'augmenter l’impôt sur le revenu pour boucler le budget pour 2027