La BCE se soucie de la baisse continue du crédit bancaire aux entreprises
Les entreprises non financières ont réduit leurs crédits de 12 milliards d’euros en août, soit une baisse totale de 41 milliards sur trois mois
Publié le
Patrick Aussannaire
Le crédit bancaire aux entreprises européennes poursuit sa descente aux enfers - Photo : Bloomberg
-
Le crédit continue de se tarir en Europe. En août, les entreprises non financières ont réduit leurs crédits de 12 milliards d’euros, soit une baisse de 41 milliards au total sur les trois mois achevés fin août, selon les dernières données publiées hier par la BCE.
Pour le secteur privé financier le repli mensuel ressort à 8 milliards d’euros. Les prêts aux ménages se sont en revanche redressés de 6 milliards d’euros, mais restent stables sur un an. «Il s’agit clairement de très mauvais chiffres, mais la BCE estime que les prêts bancaires suivent la reprise économique de quelques mois», estime JPMorgan.
Côté offre, la croissance de la masse monétaire M3 n’a que marginalement accéléré à un rythme de 2,3% en août. Un niveau encore bien loin des 4,5% ciblés par la BCE. La bonne surprise est venue de la hausse mensuelle des dépôts bancaires de 1,1% en Italie, de 0,9% en Espagne, alors qu’ils se sont stabilisés en Grèce. «Même si la BCE fournit suffisamment de liquidités aux banques, les plus petites sociétés dans des pays tels que l’Espagne ont des difficultés à obtenir des financements, et nous ne voyons actuellement pas beaucoup de signes qui pourraient faire changer cette situation», estime NordLB.
CA CIB estime en outre que «les perspectives de prêts restent incertaines, avec la sortie prochaine du rapport sur la qualité des actifs de la BCE et les stress tests de l’EBA qui auront certainement pour conséquence de rendre les banques plus frileuses à faire travailler leur bilan». Les économistes s’attendent à ce qu’ils durcissent les exigences au-delà des 2,5 milliards de besoins de recapitalisation qu’avait engendrés le précédent exercice pour les huit banques seulement ayant échoué au test du ratio core tier one de 5%.
Yves Mersch, membre de la BCE, a prôné hier un «véritable changement de régime, s’agissant tant du système de surveillance et de résolution que de sa mise en œuvre», et espère ainsi qu’un assainissement des bilans des banques permettra de relancer le crédit bancaire. Dans ce contexte, Mario Draghi a quant à lui envisagé lundi de lancer un nouveau programme LTRO qui pourrait être concentré sur une maturité différente, mais surtout sur un collatéral différent du type «prêts aux PME», «ce qui pourrait susciter un intérêt renouvelé des banques», selon Natixis.
Les véhicules à faible tracking error, qui ont été lancés en premier par le gérant néerlandais en octobre 2004, raflent l’essentiel des encours à ce stade.
Le fabricant de centres de données a apporté une réponse détaillée aux attaques de l’activiste mais les investisseurs restent dubitatifs. A sa reprise de cotation, l’action s’effondre de 20% supplémentaires.
Président de la Réserve fédérale américaine d'août 1987 à janvier 2006, il avait dénoncé "l'exubérance irrationnelle" des marchés et géré l'explosion de la bulle Internet. Tout en se voyant reprocher par la suite d'avoir alimenté, par ses choix de politique monétaire, les conditions de la crise financière de 2007-2009.
La compagnie aérienne britannique a rejeté une troisième offre indicative du fonds américain de private equity qui la valorise à 4,74 milliards de livres.
Le tour inaugural du spécialiste des maladies auto-immunes dirigé par l'ex-Sanofi Frédéric Marrache atteint 165 millions de dollars. Du jamais-vu pour une biotech française, et l'une des plus importantes série A dans le monde pour une entreprise dédiée à la santé humaine.
Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
Ce lundi, le pré-rapport d'inspection sur les dysfonctionnements entourant l'affaire Lyhanna et le principal suspect Jérôme Barella a été rendu au gouvernement. Voici ses conclusions
Le conseil d’administration et les trois principaux actionnaires du groupe, détenant 58,6 % du capital, soutiennent l’offre ferme de rachat provenant du fonds Mubadala Capital
Le Premier ministre avait fait du durcissement de la politique migratoire l'une de ses priorités. Malgré les résultats obtenus, Keir Starmer n’a pas réussi à convaincre les Britanniques